«
Il faut dépasser le concept élitiste de culture entretenu dans la
société bourgeoise d'hier, concept centré sur la jouissance des grandes
oeuvres de l'art et de l'esprit et sur la transmission d'un type de
connaissances générales fournissant les codes de l'ascenseur social.
Tout autant que les fleurons de la créativité d'hier et d'aujourd'hui,
le domaine culturel englobe toutes les adaptations des groupes humains
aux conditions physiques, les types de réponses apportées par ces
groupes à leurs problèmes quotidiens, afin de se créer un demain.
La culture doit donc s'entendre, au sens plus anthropologique, comme «
l'ensemble des formes acquises de comportement dans les sociétés
humaines ». La culture doit également s'entendre en termes de projet,
pour une société riche de son histoire, mais aussi soucieuse de se
projeter dans un avenir.
Nous touchons ici tous les environnements humains y compris la culture
matérielle et l'on perçoit le lien fort avec l'organisation de la
société. »
(Extrait du chapitre 2 du
Livre
blanc
pour la Wallonie )
[...]
«
Le temps du refus de
négocier est révolu.
Il faut se préparer à négocier avec les
Flamands, avec sérénité en
définissant nos revendications et en les faisant
connaître.
Nous concevons le débat institutionnel sur base de
3
Régions
et non plus de 2 communautés.
Nous refusons la dilution des institutions wallonnes dans une
fédération Wallonie-Bruxelles, nous voulons un
redéploiement
des
compétences de la Communauté française vers
la Wallonie et Bruxelles .
Par voie de
conséquence, nous adjurons les représentants flamands aux
négociations de favoriser la productivité de celles-ci en se
départissant désormais de l’emploi non réfléchi, entaché
d’abstraction, d’inexactitude, et démobilisant, du vocable
« francophone », en lieu et place des seules
reconnaissance et désignation utiles pour les négociations à
venir, à savoir celles de l’identité distincte de leurs deux
véritables interlocuteurs, qui sont des interlocuteurs régionaux :
l’interlocuteur
wallon , d’une part, et l’interlocuteur
bruxellois , de l’autre.
La solidarité entre la Wallonie et Bruxelles ne peut avoir
pour prix la suppression ou l’occultation d’une des
deux entités, mais elle doit, au contraire, respecter
l’identité et les intérêts propres
des deux populations.
L’institution communautaire francophone, basée
seulement sur la langue et la culture, est porteuse
d’enfermement et de repli identitaires ; elle constitue en
elle-même un obstacle à l’harmonisation et
à l’accélération du
redéveloppement régional.
Nous voulons trois Régions, chacune avec son identité
propre, des institutions cohérentes et la capacité de
développer des coopérations efficaces, car
tissées entre des
partenaires
égaux . » (Extrait de la conclusion du
Livre blanc
pour la Wallonie )
Livre blanc pour la
Wallonie : phases 1 et 2 Le texte est en ligne .
Télécharger le Livre blanc
pour la Wallonie au format PDF (ou au format OpenOffice )
Commentaire
au sujet de l'initiative du vice-Premier André
Antoine
Commentaire posté sur le blog d'André
Antoine sur cette page : http://www.andre-antoine.be/index.php/tag/wallonie/
Bonjour M. Antoine,
Selon La Libre Belgique
du 20/01/2009 , vous allez demander des mesures pour
protéger les emblèmes wallons suite à
l'amalgame et à la confusion que génèrent
les nationalistes flamands quant à leurs usages.
Il est un fait avéré que le Parlement wallon
néglige ces mesures depuis longtemps, vous trouverez sur le
site du Mouvement du Manifeste wallon quelques informations à
ce sujet. Notamment, le fait que la Fête de Wallonie,
imposée par un décret du Parlement wallon, est
continuellement associée à des
événements de portée folklorique (les
"fêtes de Wallonie" de telle ou telle ville), et donc perd sa
dimension systématisée d'événement
fondateur et identitaire de l'unité wallonne. Même
nos calendriers négligent cette date du troisième
dimanche de septembre. Un exemple déplorable figure en page
d'accueil du site du MMW.
On peut se demander pourquoi le décret
de la Fête de la Communauté française ,
de même acabit que celui
du Parlement wallon pour la Fête de Wallonie,
bénéficie d'un jour férié et de son
indication systématique dans tous les calendriers avec
l'emblème du coq wallon... un amalgame qui ne vous
dérange pas jusqu'à présent. C'est une
question qui a
été
posée au CRISP, et la réponse de son
directeur, Vincent de Coorebyter, reste évasive. Celle de M.
Happart à ce sujet ne franchit pas non plus un pas
décisif dans la pleine reconnaissance de nos emblèmes
à hauteur du décret du Parlement wallon instituant
les emblèmes de la Wallonie.
Ce pas, allez-vous le franchir ?
Savez-vous que la
Médiathèque de la Communauté
française ne propose qu'1
vieux disque pour apprendre le wallon ? Comparez avec les 35
pages de résultats d'une recherche pour l'anglais (plus
de 600 médias ), les 7 pages de résultats
pour le portugais ,
et les 14 médias disponibles pour apprendre le suédois .
Vous avez même le choix pour apprendre le breton
(13 médias), le catalan (5
médias), le basque
(5 médias)... C'est à peu près le
même constat à la Médiathèque
de la Province de Liège qui ne propose pas de CD
pédagogique pour s'initier au
wallon. Au Musée de la Vie wallonne, ils ne vendent pas non
plus de CD pour apprendre le wallon, et quand on demande aux femmes
de l'accueil si elles connaissent la date exacte de la
Fête de Wallonie, elles l'ignorent.
Cliquez
pour agrandir
Existe-t-il un seul CD pour apprendre le wallon ? Oui, c'est
une initiative de M. Van Cauwenberghe du temps de
sa présidence. Nous pouvons même
voir sur la
pochette la mention de « l'aide
précieuse » de la
Communauté française, de la
Région wallonne et de la Province de Liège. Il a
été vendu à la Fnac. Depuis lors, aucune
trace. Dorénavant, une pétition
est de mise pour
rappeler à l'ordre les Politiques au sujet de la
défense du wallon.
Le courant régionaliste n'est pas mort, il est comme
tétanisé par la négligence de la
volonté politique. Pour rappel, le Parlement wallon et le
Parlement de la Communauté française ont
signé la Convention de l'UNESCO pour la
défense du
Patrimoine immatériel.
Vous allez franchir un pas décisif en défendant nos
emblèmes, certainement, mais le premier pas à
franchir, c'est celui de votre propre conscience wallonne en dehors du
carcan communautariste. Et votre parti, le CDH, est loin de faire
ce pas, alors bon courage Monsieur Antoine.
Vous, Politiques, avez la responsabilité
d'écrire et de faire respecter les décrets, celui
instituant les emblèmes de la Wallonie aurait dû
être le premier d'entre tous. Il est temps de réparer.
Calendrier
2009 distribué à 200 000
habitants, à Liège
Cliquez sur l'image pour
l'agrandir :
Que nous dit-elle cette image ?
La date de la Fête de Wallonie est absente, elle
devrait se trouver dans la case du troisième dimanche de
septembre.
La Fête de la Communauté francaise est bien
mise en évidence, avec
une couleur rouge "officielle". Le coq wallon évoque
très certainement
la Wallonie et rend confuse la distinction avec l'emblême de
la
Wallonie, il n'y a qu'un pas pour attribuer à cette
fête les vertus de
la fête wallonne si l'on ne connaît pas le
détail de sa signification.
Remarquez l'évocation des "Fêtes de
Wallonie" dans la case du samedi
19. En somme, la seule mention d'une fête wallonne est
là
pour servir de cadre festif au Cortège de
l'éléphant dans la
ville. Cadre festif mentionné secondairement, de
façon accessoire, sans
couleur "officielle". Le cortège de
l'éléphant étant l'information clé.
D'ailleurs, le jour de la Fête de la Wallonie, la case
comporte une
indication spéciale sur le Spectacle Final, avec majuscule
s'il-vous-plaît, comme dans l'orthographe anglo-saxonne. Bref,
c'est ça
l'événement
le troisième dimanche de septembre, le "Spectacle Final"
à la Caserne
Fonck.
Qu'est-ce à dire ? Que ce calendrier a été
conçu par des gens à destination de la population,
distribué gratuitement à tous
les foyers, à partir d'une information planifiée qui
reprend les
éléments significatifs de l'année 2009.
Jours officiels, grandes
manifestations, etc. Ce calendrier a
été pensé dans ses
moindres détails pour se rapprocher des gens.
Les seules fêtes officielles en septembre sont les
Journées du
Patrimoine et la Fête de la Communauté
française, indiquées en rouge.
La mention du "cadre des Fêtes de Wallonie"
néglige non
seulement l'indication de la date officielle, mais elle est aussi
irrespectueuse du décret du Parlement wallon instituant la Fête
de la Wallonie le troisième
dimanche
de septembre. Enfin, un événement tout
à fait secondaire, une
exposition, est mise en exergue au détriment de
l'emblême officiel de
la Région wallonne. Pour rappel, cette fête
est le plus important
emblême wallon, il représente le peuple dans sa fondation identitaire,
culturelle et politique . Il est l'expression d'un
héritage durement conquis à destination des
générations futures.
Nous sommes donc jusqu'à présent dans la
Région des éléphants, gouvernés par
des
éléphants ; et le jour de la Fête de la
Wallonie 2009, si vous habitez
en Province de Liège, vous irez peut-être à
la Caserne Fonck voir le
Spectacle Final de votre amnésie, de votre
déracinement, de votre
aliénation politique, culturelle et identitaire, parce qu'une
bande
d'éléphants - soi-disant députés
wallons - est incapable depuis
des années de gérer les mécanismes de base
de la représentation
légitime d'un peuple et de les faire appliquer en toute
rigueur.
La
pétition pour imposer l'apprentissage du wallon à
l'école
Télécharger la pétition (pdf) : http://www.ucwallon.be/PDF/petition.pdf
Dans le n°8 de Cocorico ,
l'Union Culturelle Wallonne lance une pétition dont voici la présentation
par Raymond Dambly (pdf) :
« Les langues régionales
de
Wallonie
étant une
valeur culturelle identitaire du peuple wallon, toute attitude visant
à brimer leur expansion ou leur simple transmission de
génération à génération
doit être considérée comme une agression
relevant d’une forme de racisme culturel aussi condamnable
que les autres formes de racisme qu’ils soient de couleur, de
nation, d’appartenance philosophique ou politique.
Las de belles promesses qui ne
se
concrétisent
jamais, les Wallons sont aujourd’hui résolus
à ne plus simplement s’armer que de patience. Ils
ont choisi de passer à l’acte et la
pétition qui circule actuellement pour instaurer des cours de
wallon dans toutes les écoles, tant maternelles que primaires,
de tous les réseaux d’enseignement de Wallonie peut
être prise pour un ultimatum si les v½ux
d’une population entière ne sont pas
immédiatement rencontrés par les pouvoirs politiques
en place actuellement.
Nous n’avons pas à nous inquiéter de savoir
au détriment de qui ou de quoi devront être
trouvées les deux heures hebdomadaires que nous
réclamons, la seule chose qui nous
importe, c’est qu’on nous les donne parce
que nous y avons droit. Parce que nos enfants ont le
droit d’être instruits dans la culture qui
est la leur. Et pour ce qui est de ceux qui seront chargés
demain d’enseigner le wallon dans les écoles il
n’y a pas de souci à se faire...
nombreux seront ceux qui seront trop heureux de
pouvoir y participer. »
Voici le texte de la pétition :
« Nos langues régionales
font
partie intégrante de notre patrimoine culturel que nous nous
devons de préserver et de transmettre aux
générations futures.
Or aujourd’hui comme elles sont rarement transmises
par voie familiale, l’école s’affirme donc
comme un des lieux privilégiés de la transmission de
ce savoir... C’est donc à elle qu’incombe
la charge d’en assurer la sauvegarde en enseignant leur
pratique aux jeunes générations afin
qu’elle ne se perde pas au fil des ans. Notre enseignement
est communautarisé, point n’est donc besoin du feu
vert de nos voisins du nord pour passer à l’acte.
Soutenue par l’Union
Culturelle Wallonne, la population de
Wallonie et de Bruxelles comprendrait
très mal que le
pouvoir politique responsable et les pouvoirs organisateurs se
dégagent
de leurs responsabilités en la matière.
Ce n’est pas demain qu’il nous faut une
réponse ... c’est maintenant ! Et pas une simple
promesse !
Les soussignés réclament des ministres et
des autorités responsables de l’enseignement en
Communauté française qu’ils
intègrent et organisent ces cours de langues
régionales de Wallonie dans le cadre des programmes scolaires
imposés. »
Au congrès
statutaire et d’orientation à Ottignies
le 12 avril 2008, l’U.C.W.
s'est réaffirmée comme le plus ancien
et le plus important mouvement volontaire fédérateur
wallon. Forte de
ses cinq Fédérations provinciales, de ses trois cents
sociétés locales
et de ses nombreux membres à titre individuel,
l’Union Culturelle
Wallonne entend défendre et promouvoir les valeurs culturelles
véhiculées par les langues régionales
endogènes de la Wallonie.
Il faut à la Wallonie un véritable projet
culturel qui révèle son
identité de région dans l’Europe des
cultures. L’Union Culturelle
Wallonne est un mouvement au service de la démocratie
culturelle ; son
action est guidée par un souci permanent d’ouverture
et de progrès.
L’Union demande avec insistance au peuple wallon une
conscience plus
vive de sa propre culture dont les composantes essentielles sont les
langues régionales. L’unique chance
d’affirmer notre identité est de
travailler et de nous engager dans l’unité.
Si l’Union Culturelle Wallonne entend prendre en
charge la défense
des parlers wallons et de la culture régionale,
c’est parce qu’elle
souhaite que les Wallons soient Européens de «
quelque part ».
Le
Livre blanc du Mouvement wallon et
la Fête de Wallonie
Ce troisième dimanche de septembre 2008, c'est le
jour de la Fête de la
Wallonie. Une fête importante qui n'est même pas
signalée dans nos calendriers et
dont la date varie d'un lieu à l'autre. Signe de confusion ou
d'imbécilité, l'unité wallonne
symbolisée par ce jour est trop souvent
piétinée.
En cause, un
logo approuvé officiellement , "Les Wallonie".
En cause, la confusion
acceptée voire voulue
entre le folklore wallon namurois et la décision du Parlement
wallon de
fêter LA Wallonie, le troisième dimanche de
septembre, ni avant ni
après. Faut-il rappeler que la "Fête de Wallonie" est
un emblème
temporel consacré
officiellement par un décret
depuis le 08/08/1998. En ce sens, la "Fête de Wallonie" est
une
appellation protégée. Et la loi wallonne,
garante du respect de
cette fête, devrait être le moteur de
l'unité de l'ensemble de la
Wallonie en transcendance sur les particularités de chacun. La
mise en
scène de l'unité d'un peuple composée
grâce à des leviers de
systématisation que l'on fait respecter, tout comme nous
faisons
respecter l'heure de table aux enfants lorsqu'ils veulent continuer
à
jouer dans leur coin. Citons sans exhaustivité : une date
festive pour
tous, un drapeau, un hymne, un Parlement et son Président, un
Gouvernement et son Ministre-Président, une parole qui
consiste à jurer
fidélité à la Wallonie, et normalement un
texte de référence, une
Constitution wallonne.
En cause, une
mauvaise volonté pour construire cette unité .
C'est d'autant plus regrettable que les efforts spontanés de
chacun(e)
demandent beaucoup de temps et d'énergie, sans compter le
courage d'une foi
indécrottable de certain(e)s Wallon(ne)s envers la
Wallonie.
En cause, des députés wallons pusillanimes et mauvais
joueurs - à part
quelques exceptions - dépassés par leur propre
confusion quant à leurs
devoirs à l'égard de la Wallonie. Certes, depuis le
16 juillet 2008, un mouvement se dessine parmi eux pour revendiquer
unanimement un fédéralisme à trois
Régions , sans la
Communauté française. Savez-vous qu'ils
se sont autorisés de parler de la Wallonie sans tabou
(p. 43) au sein du Parlement wallon... Quel courage, saluons-les...
Citons par exemple M. Kubla qui a récemment pris
conscience de son devoir de fidélité à
la Wallonie en regardant sa télévision...
"J'ai eu l'occasion de
regarder
l'interview de M. Dominique de Villepin sur une chaîne
française. Une
phrase de son discours m'a frappé : il a parlé de sa
volonté de servir
son pays pour lui rendre ce que celui-ci lui a donné. Nous
allons être appelés à servir notre
Région et notre pays. Il conviendra de lui laisser
également les moyens
de ses compétences. Il doit en être de même
pour notre Région. Le temps
sera venu de servir la Wallonie." (p. 45)
Remarquez le temps au futur. Pour un député
wallon, chef de groupe MR depuis des années au Parlement
wallon, nous
aurions dû lire : "Nous avons été
appelés à servir notre Région...",
"Le temps est venu de servir encore plus la Wallonie". Même en
parlant de sa nouvelle foi pour une Wallonie disposant de tous
les moyens de ses compétences, on sent encore la puissance de
son aliénation à la tutelle de la
Communauté française suinter à travers
ses mots. C'est à Jean-Claude Van Cauwenberghe que
nous devons
l'initiative de la résolution du 16 juillet 2008, autant
l'entendre directement à ce propos .
Pour sa défense, citons quand même une
intervention de M. Kubla datée du 24 septembre 2008 :
"Monsieur le
Président, je souhaiterais
prendre la parole, non pas sur ces deux prises en
considération, mais
sur les propos que vous avez tenus durant
votre allocution . Vous avez
évoqué la tiédeur du Parlement à
accepter, adopter ou déposer des
propositions de décret. Je tiens à m'insurger contre
ces paroles. Notre
Groupe a déposé des dizaines de propositions et
toutes ont été rejetées
par le Gouvernement qui met un point d'honneur à rejeter toute
proposition émanant de l'Opposition. Il y a dans ce Parlement
une
véritable capacité à être actif,
mais il y a aussi une volonté de ne
pas laisser passer certaines propositions." (CRA
1, 2008-2009, p.7 ).
En cause, des associations
de Wallon(ne)s qui ne connaissent plus leur force (voir texte
surligné), désabusées, trompées
face à l'indigence de "nos" institutions à
l'égard de notre patrimoine immatériel.
Il est temps de se ressourcer dans notre propre volonté. C'est
aussi le
message du président du Parlement wallon lors de son
allocution du 24
septembre 2008 : "La session qui s'ouvre est d'importance, non
seulement parce que c'est
la dernière de la législature, mais aussi parce que
le contexte politique et institutionnel de l'Etat va certainement
appeler notre Parlement à jouer un rôle primordial
pour l'avenir des Wallonnes et des Wallons. En effet, de nouvelles
compétences et moyens vont nous être
attribués, tant du Fédéral que de la
Communauté française" (lire
ce texte ). Soulignons aussi l'initiative d'un nouvel Appel
aux Bruxellois ,
"Nous existons, nous sommes un million" de Marc Frère et
René
Schoonbrodt, qui dorénavant invitent les Bruxellois à
se réunir tous
les premiers samedis matins
du mois
à partir du 4 octobre, à 11 heures, place de la
Monnaie, « pour rappeler
cette vérité simple : notre droit de traiter
nous-mêmes, dans
l’égalité, de notre
avenir ».
Une bonne nouvelle, le livre blanc du Mouvement wallon est
terminé, il est disponible
au téléchargement ici ou depuis le
site
du président du Parlement wallon (avec une
proposition de souscription en ligne). Il est également
consultable en ligne . Sur ce site, vous trouverez
également les vidéos des différentes
interventions lors de l'Assemblée wallonne du 29
février 2008 : Jean
Louvet , Jean
Pirotte , Jean-Claude
Vandermeeren (partie
1 - partie
2 ), Raymond
Coumont , Nico
Cue , Yvan
Hayez , Thierry
Haumont , Christophe
Collignon et José
Happart . Les quatre avis au sein du public, Jean-Claude Van Cauwenberghe ,
Alain
Maskens , Jean-Maurice Dehousse ,
Jean-Emile Humblet . Les vidéos sont accessibles aussi
depuis YouTube .
À
toutes et à tous,
puissiez-vous vivre une excellente et authentique fête de
Wallonie,
Ki ça vos våye bén.
L'heure
d'un
tri-régionalisme accompli
Plutôt
que de se projeter dans l'après-Belgique, il
faut laisser d'abord ses chances à une Belgique
entièrement tri-régionalisée où le
régionalisme wallon sera synonyme d'un projet de
société ambitieux et où la
coopération entre la Wallonie et Bruxelles sera
fondée sur le respect du profil culturel et social
spécifique à chacune des deux Régions.
Le Mouvement du Manifeste wallon (MMW) a fait preuve depuis vingt-cinq
ans d'un engagement constant visant l'enrichissement des
compétences politiques du pouvoir régional wallon par
le transfert des compétences, initialement
confiées à la Communauté française
de Belgique, en matière de culture, d'enseignement et de
médias. Ce rappel étant fait, il est important de se
demander ensuite si, au travers de cette très ferme ligne de
pensée et d'action, le MMW aurait également
mené de la sorte, bien avant un grand nombre d'autres acteurs
politiques, une réflexion prospective et avant-gardiste sur un
« au-delà de la Belgique ». Nous
pensons qu'il faut plutôt répondre par la
négative à cette question, car l'option wallonne
choisie dès l'abord par notre mouvement entendait mettre
d'abord en cause une certaine Belgique d'hier, plus que se projeter
d'emblée dans une « après-Belgique
».
POUR
UNE BELGIQUE TRI-RÉGIONALE
L'objectif sans cesse poursuivi par le MMW se centre en effet sur
l'obtention des conditions intégrales, incluant pour
la Wallonie le pouvoir régional de se façonner un
« capital symbolique » et une image
valorisante
d'elle-même, jugées indispensables pour garantir
l'aboutissement du redressement économique et social
wallon dans un intervalle de temps crédible et
maîtrisé.
Il est donc à présent urgent que les
responsables
politiques réalisent une bonne fois que ce que l'on appelle le
régionalisme wallon — qui trouve de plus en plus son
pendant en Région bruxelloise — s'inscrit en
réalité dans la vision d'un projet sociétal
constructif qui, non seulement n'implique pas de choix
anticipé sur une forme hypothétique d'institutions
d'après-Belgique, mais constitue au contraire, par
lui-même, un facteur efficient capable de guider le processus
de refondation de l'État belge sans que l'on débouche
sur la liquidation de celui-ci.
Une des conclusions importantes à tirer de cette analyse est
— aussi paradoxal que cela puisse paraître
— qu'il faut désormais ranger au nombre des forces
oeuvrant aujourd'hui objectivement à l'effacement de
l'État belge, non seulement les formations et mouvements
politiques flamands affichant clairement cet objectif de
rupture radicale, mais aussi les tenants inconditionnels de la
Communauté française de Belgique, en tant
qu'institution restant suspendue au rêve d'une Belgique
à dominante francophone avalée par l'histoire, mais
aussi cause de cette dualité institutionnelle qui par
elle-même hypothèque en permanence la
réussite des entreprises de redressement menées tant
en Wallonie qu'à Bruxelles.
Pour le MMW, il est donc bien plus urgent de travailler tout de suite
à l'avènement prochain d'une Belgique
fondamentalement tri-régionale (voire
quadri-régionale), comprenant une Wallonie pleinement
décidée à vivre dans tous les sens de ce
terme, qu'à s'interroger sur la question de portée
plutôt académique des formes
d'hypothétiques institutions d'après-Belgique.
Autrement dit, il est, pour le MMW, particulièrement
rationnel, légitime et pacifiant de jouer d'abord
pleinement le « jeu » d'une
Belgique
refondée sur une base enfin clairement tri-(ou
quadri)régionale — qui suppose le retrait,
à terme rapproché, de
l'« artefact » institutionnel
inhibant qu'est la Communauté
française de Belgique —, avant de consentir
à se prêter, en finale, à une
réflexion vraiment sérieuse sur les configurations
souhaitables d'entités politiques qui apparaîtraient,
à terme, effectivement appelées à remplacer
notre État actuel.
FONDER
LA COOPÉRATION ENTRE LA WALLONIE ET BRUXELLES SUR LE
RESPECT DE LEURS PROFILS CULTUREL ET SOCIAL SPÉCIFIQUES
La nécessaire réforme de l'État
belge doit
avant tout être considérée comme
une émancipation de la Wallonie, de Bruxelles et de la
Flandre. L'idéologie communautaire — front
francophone contre Flamands — doit laisser place à
de nouveaux modes de coopération entre trois
États-Régions autonomes et souverains. En ce qui
concerne la Wallonie et Bruxelles, toute tentative de reproduire un
carcan institutionnel francophone commun est vouée à
l'échec. Ces deux Régions s'enrichissent des
nombreuses populations immigrées et doivent fonder
leurs projets culturels à partir de ces
réalités vécue.
Le seul critère réducteur de la langue
française ne suffit pas à définir une
identité culturelle. Le concept même de francophonie
s'imprègne de forts relents
néocolonialistes ou néoimpérialistes :
demandez à un cinéaste burkinabé ou
à un écrivain antillais s'ils se considèrent
comme des auteurs francophones ! Pourtant, c'est bien dans
cette impasse que l'on continue à vouloir enfermer les
créateurs de Wallonie. Le redressement wallon tant
appelé ne pourra réussir pleinement que si la
Wallonie obtient la maîtrise de son enseignement et de sa
culture. Pensons à Euskadi (Pays basque), pays de vieille
industrialisation, dont le symbole du relèvement est
la construction
du « futuriste »
musée Guggenheim à Bilbao.
Les éléments communs pour construire une
solidarité entre la Wallonie et Bruxelles ne surgiront
nullement d'un quelconque héritage « belge
francophone » commun. Un Borain se sentira
toujours
plus proche des Chtis
de Dany Boon que de Mme Beulemans. Ces liens
nouveaux reposeront sur une reconnaissance mutuelle des faits
historiques et des valeurs démocratiques à partir
desquels se sont forgées les sociétés
civiles wallonne et bruxelloise. L'enseignement devrait par exemple
valoriser le rôle de Bruxelles dans
l'éviction du rexisme et les solidarités
sociales entre Wallons et Bruxellois lors de l'« affaire
royale
» et des grèves de 1960-1961.
Les liens entre ces deux États autonomes devraient prendre la
forme d'un traité de coopération. Ce texte fondateur
rappellera les valeurs et grands principes communs et
définira les divers domaines et matières
(mobilité, fiscalité, enseignement...) où
les deux Régions souhaitent se concerter, se coordonner ou
appliquer une gestion commune. Ce traité n'est pas exclusif.
La Wallonie développe déjà des accords avec
ses autres voisins et renforcera ses partenariats notamment avec la
Flandre, les Pays-Bas, l'Allemagne, le Grand-Duché du
Luxembourg et la France.
QUELLES
MESURES PRIORITAIRES ?
En cohérence avec son choix politique wallon
fondamental, le
MMW met en exergue un ensemble de réformes urgentes relevant
de domaines d'action complémentaires, à savoir,
premièrement, entamer la réflexion sur le
rôle et les tâches de l'institution
provinciale ,
à la fois en tant qu'instance politique, en clair,
l'élection des conseils provinciaux a-t-elle encore un sens ?,
mais aussi en tant qu'échelon administratif : que faut-il
transférer à la Région, aux communes ou aux
communautés urbaines, et quel réseau institutionnel
nouveau de niveau sous-régional faut-il instituer comme
interface appropriée et dynamisante entre le pouvoir
local et le pouvoir régional ? Ce débat doit
permettre
l'émergence d'une nouvelle gouvernance en Wallonie, dont on
connaît assez l'importance cruciale.
Deuxièmement, les manifestes wallon
et bruxellois
insistent
sur le caractère vital d'une gestion par les
Régions des compétences
culturelles au sens strict,
et au sens large , afin de mettre en oeuvre un projet
sociétal
cohérent, et dynamiser véritablement les
politiques de redressement économique régional.
D'abord, selon nous, les programmes scolaires et culturels doivent
insuffler une compréhension vivante et
concrète de la Wallonie : enraciner les Wallons dans leurs
oeuvres, comprendre leur patrimoine littéraire, artistique,
religieux et technique, analyser la grandeur, le déclin et le
redressement de l'économie wallonne, dépasser un
sentiment de déclin par une réappropriation
valorisante de l'espace culturel wallon, comprendre les luttes sociales
et politiques qui ont mené au fédéralisme et
le rôle des différentes institutions,
remédier à un enseignement inégalitaire, aux
résultats insuffisants, et en outre très (trop) peu
tourné vers les valeurs de créativité, sur
le plan tant artistique qu'économique.
Ensuite, il est également nécessaire de changer les
politiques des commissions de l'actuelle Communauté
française — cinéma, littérature,
théâtre — et de modifier les cahiers des
charges des centres culturels, théâtres et
compagnies subventionnés afin d'accorder une place
nettement circonscrite à la création wallonne. Le
gouvernement wallon doit reconnaître les artistes par une
politique de soutien — prix, séjours à
l'étranger, bourses — et mener une politique
éditoriale visant à encourager les essais, l'histoire
des idées, l'approche de la modernité et de
la postmodernité en Wallonie.
TÉLÉVISION
WALLONIE-BRUXELLES
Enfin, une nouvelle politique audiovisuelle doit
rééquilibrer les missions de la RTBF. La promotion
exclusive d'un cadre de
référence « belge
francophone » prive les citoyens
bruxellois et
wallons (public majoritaire) d'une valorisation explicite de
leurs espaces culturels vécus. Ce service public, largement
financé par les Wallons, doit rendre visibles les
initiatives sociales et culturelles propres à la Wallonie et
à Bruxelles. Vu l'actuelle accumulation d'équipements
sur le site bruxellois de Reyers, la création d'une
télévision publique wallonne imposerait des
investissements considérables au budget régional,
alors que le changement d'autorité de tutelle ne demande
qu'une énergie politique. Il emporterait aussi la
nécessaire modification de la tutelle sur les
télévisions locales. En matière de
télévision, l'organisation ne serait plus
communautaire, mais birégionale à l'image des
domaines aux franges de la culture que gère
déjà l'Office de promotion du tourisme, qui
dépend à la fois de la Région wallonne et de
la Région de Bruxelles-Capitale (via la Cocof). Les deux
Régions — chacune selon sa
représentativité — fixeraient une feuille
de route de cette « Télévision
Wallonie-Bruxelles ».
Pour l'information en télévision, en radio et via
internet, il ne serait pas nécessaire de remettre en cause la
réforme structurelle que la RTBF engage actuellement : tout ce
que collecte l'ensemble des journalistes aboutira dès la
mi-2008 à une salle des nouvelles centrale
(« newsroom ») où
toutes les
chaînes TV, radio et Web iront puiser librement. il suffit
d'organiser une affiliation de ces chaînes clientes à
la salle des nouvelles, qui pourrait elle-même
disposer de l'autonomie juridique sous double tutelle
régionale. Les radios comme les sites internet
dépendraient de deux opérateurs publics, l'un pour la
Wallonie, l'autre pour Bruxelles, chacun sous tutelle de sa
Région. Libre à chacune des deux Régions de
décliner le nombre de chaînes de radio et sites
internet qu'elle financerait en propre (en ce compris les
décrochages). Libre à elles de se
fédérer pour lancer une chaîne radio ou web
« de Wallonie et de Bruxelles »
à l'instar de la
télévision, comme en matière d'expression
musicale (classique, jazz, rock, electro, chanson...). Les
implantations existent en Wallonie. Les investissements seraient
réduits. Il s'agit essentiellement de transformer des
structures de gestion. Dans un souci d'optimisation des coûts,
la diffusion des émissions pourrait être
confiée à un seul diffuseur public,
multimédias et multi-standards. Comparable
à TDF, Télédiffusion de France, il
reprendrait la gestion des émetteurs et canaux existants.
Ce mode de production plus souple permettra de mieux couvrir et
développer les sujets qui intéressent les
publics wallon et/ou bruxellois. Les entités
fédérées gèrent aujourd'hui plus de
50 % des compétences de l'État. La demande
d'information sur la vie politique, économique, sociale et
culturelle spécifique à la Wallonie ou à
Bruxelles ne fera que croître au fur et à mesure du
renforcement des compétences régionales.
Le 25 mars 2008
Pour le Mouvement du Manifeste wallon,
François André, Jean Louvet, Dominique Nahoé
et Yves Wézel.
Ce texte a été publié dans la Revue Nouvelle
d'avril 2008.
Appel à une
large diffusion
- Télécharger
version PDF ou version
Openoffice
Déclaration
pour un projet politique mobilisateur de la société
wallonne
Assemblée
du 29 février 2008, Centre de
Congrès, place d'Armes
à Namur
Nous, citoyennes et
citoyens de Wallonie, issus du monde
politique,
économique, social, culturel et associatif, militants du
Mouvement
wallon et acteurs de notre société dans sa
diversité, réunis ce 29
février 2008 à Namur, à titre individuel ou
comme représentants de
divers groupements, voulons faire entendre notre voix dans le
débat
institutionnel actuel qui influencera directement sur l'avenir de notre
Région.
À cette fin, nous avons adopté la présente
Déclaration qui, dans le
cadre des négociations en cours et des réflexions qui
seront menées au
sein du Parlement wallon, réaffirme les principes fondamentaux
sur
lesquels nous voulons construire l'avenir de la Wallonie :
§
1er Partant
des constats que :
1) La mise en place d'une
fédération francophone,
c'est-à-dire un seul
gouvernement et un seul parlement pour les Wallons et Bruxellois
francophones, comme déjà tenté en 1985, aura
pour conséquences principales :
- la liquidation des institutions de la
Wallonie,
représentation légitime des Wallons, porteuses de
notre redressement ;
- la Région de
Bruxelles-Capitale deviendrait la
seule
à conserver un gouvernement autonome.
2) La Région constitue la
réalité
de
référence pour les Wallons comme
pour les Bruxellois, à la fois comme élément
d'identification et comme
moteur de leur stratégie de développement ;
3) La solidarité entre la
Wallonie et Bruxelles ne peut avoir
pour prix
la suppression ou l'occultation d'une des deux entités, mais
elle doit,
au contraire, respecter l'identité et les
intérêts propres des deux
populations et des deux Régions ;
4) L'institution communautaire,
basée seulement sur la langue
et la
culture est porteuse d'enfermement et de repli identitaires. Incapable
de répondre aux aspirations à la reconnaissance des
populations qui la
composent, elle n'a jamais été, en près de
quarante ans, et ne sera
jamais à même de déclencher une mobilisation
citoyenne capable de
générer tant un «vouloir vivre ensemble
» que l'accélération de la
rénovation de la Wallonie.
§ 2 Nous
estimons que :
1) Il est temps de laisser
derrière nous un État
belge où deux
Communautés se font face, pour mettre les institutions en
phase avec la
réalité de la population du pays, en permettant
l'épanouissement de
trois Régions, chacune avec son identité propre, des
institutions
cohérentes et la capacité de développer des
coopérations efficaces, car
tissées entre des partenaires égaux ;
2) La maîtrise et la gestion
par la Wallonie des
compétences
culturelles au sens large à savoir l'enseignement, la
recherche, la
politique culturelle et sportive et les médias, est un facteur
indispensable à la définition d'un véritable
projet de développement
régional cohérent et intégrant les
dimensions économiques, sociales,
environnementales, éducatives, sportives et culturelles ;
3) La poursuite et l'approdondissement
du mouvement entamé
dans la
foulée de la réforme de 1993 (transfert de l'exercice
de compétences,
avec les moyens budgétaires afférents, de la
Communauté française à la
Wallonie et la Cocof) constituent une progression logique vers
l'exercice de toutes les compétences communautaires par
l'institution
régionale, et ce tant en Wallonie qu'à Bruxelles ;
4) La solidarité et la
complémentarité entre
la Wallonie et Bruxelles
peuvent se matérialiser et se renforcer de manière
réellement efficace
par une collaboration large de Région à
Région, sans impliquer, par
définition, leur dilution au sein d'institutions communes ;
5) Pour assurer une solidarité
Wallonie-Bruxelles mutuellement
profitable, l'adoption d'une norme commune concrétisant la
volonté de
coopération sous la forme d'un « traité
» constitue une voie possible.
Ce large accord de coopération réglera les objectifs
communs, les
domaines et modes de coopération, ainsi que les formes de la
relation
entre la Wallonie et Bruxelles ;
6) La tenue, à des moments
distincts, des élections
fédérales et des
élections régionales est l'un des fondements du
fédéralisme ;
7) Enfin, la Wallonie doit
être à même de
pouvoir mener un débat sur
l'organisation politique et administrative optimale de son territoire,
comme, par exemple, le rôle de l'institution provinciale.
§ 3 Nous
considérons que :
1) La liste des compétences
fédérales devra
être établie de manière
limitative tout en garantissant une fiscalité des entreprises
identiques dans l'ensemble du pays et en renforçant la
solidarité
inter-personnelle et l'unicité du droit au travail,
appréhendés, tous
deux, dans un sens large, et ce pour l'ensemble des travailleurs,
indépendamment de leur lieu de travail ou de domicile ;
2) Une «
re-fédéralisation » de
compétences exercées par les entités
fédérées - par exemple le commerce
extérieur ou la coopération au
développement - nous paraît inutile, la gestion de
ces matières s'étant
révélée efficace au niveau régional
et n'a nullement empêché le
développement de collaboration sur ces matières entre
les Régions ;
3) Le transfert complet de
compétences déjà
largement régionalisée
constituerait une évolution logique dans une optique de
renforcement de
la cohérence donc de l'efficacité des politiques
régionales ;
4) La mise en place d'une
circonscription électorale
fédérale unique ne
sera qu'un affaiblissement du fait politique régional, un
renforcement
de la représentation flamande et un pas de plus vers
l'ultra-personnalisation de la vie politique au détriment du
débat de
fond et ce sans résoudre en rien les divergences existant
entre les
communautés.
Nous, citoyennes et citoyens de Wallonie, issus des mondes politique,
économique, social, culturel et associatif, militants wallons
et
acteurs de notre société dans sa diversité,
prenons l'engagement,
chacun à notre niveau de responsabilité, tant du
point de vue personnel
que collectif, de défendre et de diffuser auprès du
plus grand nombre
les grands principes de la présente Déclaration.
Fait à Namur,
capitale de la Wallonie, le 29 février
2008.
Résolution
sur la
Déclaration pour un projet politique mobilisateur de la
société wallonne
Nous,
citoyennes et citoyens de Wallonie, issus du monde politique,
économique, social, culturel et associatif, militants du
Mouvement
wallon et acteurs de notre société dans sa
diversité, réunis ce 29
février 2008 à Namur, à titre individuel ou
comme représentants de
divers groupements, voulons faire entendre notre voix dans le
débat
institutionnel actuel qui influencera directement l'avenir de notre
région.
Nous marquons notre approbation à la
Déclaration pour un projet mobilisateur de la
société wallonne et demandons de :
Maintenir les
institutions politiques et administratives de la Wallonie à
Namur.
Mettre
les institutions en phase avec la réalité de la
population de l'Etat
Belgique en permettant l'épanouissement de la Flandre, de la
Wallonie
et de Bruxelles, chacune avec son identité propre, ses
institutions
propres et en particulier pour la Wallonie, la maîtrise et la
gestion
des compétences culturelles au sens large à savoir
l'enseignement, la
recherche, la politique culturelle, sportive, d'aide à la
jeunesse,
audio-visuelle et d'aide à la presse; c'est un facteur
indispensable à
la définition d'un véritable projet de
développement régional cohérent
et intégrateur ainsi qu'à
l'accélération du processus de redressement
de la Wallonie déjà amorcé.
Poursuivre et
approfondir le transfert des compétences de la
Communauté française,
avec les moyens y afférents, vers la Wallonie et Bruxelles
tout en
maintenant une solidarité et en développant des
coopérations efficaces
entre les deux entités.
Maintenir au niveau
fédéral,
une fiscalité des entreprises identique, la
solidarité interpersonnelle
et l'unicité du droit du travail dans
l'intérêt de nos populations.
Transférer
complètement des compétences déjà
largement régionalisées constitue
l'évolution logique dans une optique de renforcement de la
cohérence,
donc de l'efficacité des politiques régionales.
Re-fédéraliser des
compétences exercées par les entités
fédérées, nous paraît donc
inopportun.
Nous, citoyennes
et citoyens de Wallonie, prenons l'engagement, chacun à notre
niveau de
responsabilité, tant du point de vue personnel que collectif,
de
défendre et de diffuser auprès du plus grand nombre
les principes de la
présente Déclaration.