Accueil > Extraits de presse, discours, interventions publiques > Didier Gosuin, le MOC et Jean-Claude Daoust : la compétence de l'enseignement aux Régions


 « La Communauté ? Finissons-en ! » 
David Coppi, 17 avril 2008, source
Extrait d'un entretien avec Didier Gosuin, vice-président du Parlement bruxellois et du groupe MR-FDF.

Quant aux compétences, prenez par exemple l’enseignement technique et professionnel à Bruxelles, où l’on a plus de 26 % de jeunes qui sortent de l’école sans qualification, et qui est la seule Région avec une natalité de 0 à 20 ans très positive, de plus de 6 %, contre + 0,8 % en Wallonie et – 1 % en Flandre… Donc : on a un fait démographique, un fait sociologique, on a le stock le plus important de non-qualifiés et de jeunes chômeurs, et nous ne pouvons pas développer une politique appropriée parce que les compétences sont morcelées !

Ou encore : comment peut-on mener une politique sociale efficace à Bruxelles sans pouvoir y inclure la formation… car c’est une compétence communautaire ?

Tous ces cloisonnements sont absurdes. (...)

L'enseignement doit donc lui aussi passer aux Régions...

Oui, il faut le redéployer. Les objectifs de la politique d'enseignement doivent être fixés au plan régional - comme l'attribution des moyens budgétaire. (...)
 Extrait du discours du président du M.O.C. lors de la 86ème Semaine social 
Voici le passage "institutionnel" du discours du président du M.O.C. lors de la 86ème Semaine social du MOC concernant l'enseignement et les Régions :

(…) Un, si pas le, sujet central devrait être celui de notre enseignement. La structure actuelle de notre enseignement permet-elle de faire les réformes nécessaires pour répondre aux besoins des jeunes et de la société, et rompre avec la situation d’« apartheid scolaire » qui se développe de plus en plus tant à Bruxelles qu'en Wallonie ? Le fonctionnement de notre système éducatif permet-il d'atteindre les objectifs de qualité, d'efficacité et d'égalité que nous devons attendre d'un service public de l'enseignement ? Poser la question, c'est quasiment y répondre: l'échec scolaire, massif en Communauté française, le retard, la relégation, l'exclusion, sont autant de réalités graves et coûteuses en termes humains comme en termes financiers qui minent notre enseignement.

Il est nécessaire de faire une réforme structurelle de notre système éducatif, et nous pensons quant à nous qu'il faut le faire dans le sens de la dynamique des bassins scolaires. C'est-à-dire en assurant un pilotage au système qui s'appuie sur la responsabilité collective des acteurs à un niveau territorial de bassin. Et pour ce faire, nous avons besoin d'une plus grande implication des dynamiques régionales dans l'enseignement. D'ailleurs, il peut paraître paradoxal que les régions engagent des projets ambitieux de développement économique et social global, comme le plan Marshall en Wallonie et le plan de développement régional à Bruxelles, et qu'elles n'aient dans l'état actuel des choses à peu près rien à dire sur l'enseignement qui est l'une des conditions principales de la réussite de ces plans.
 Jean-Claude Daoust en faveur de la régionalisation de l'enseignement  Dans le cadre du groupe Wallonie-Bruxelles, Christophe Collignon a fait brèche dans l'ambiance feutrée des communautaristes en rendant un rapport dont les conclusions sont la régionalisation de l'enseignement. Comme il fallait s'y attendre à ce stade, les partis ont pris leur distance.

À noter, les deux rapporteurs pour le "groupe Collignon", Jean-Claude Vandermeeren et José Darras, n'étaient pas disponibles, il a fallu improviser. Le premier avait dû s'absenter et le deuxième a préféré se désolidariser des conclusions de son propre groupe de travail et de l'alliance objective naissante entre régionalistes wallons et bruxellois, syndicalistes et monde patronal. Dès lors, à la séance plénière du groupe Wallonie-Bruxelles, Christophe Collignon s'est retrouvé "seul" à défendre son rapport. Ou presque : Jean-Claude Daoust (ex-FEB) est monté au créneau pour lire le rapport en lieu et place du syndicaliste Jean-Claude Vandermeeren (FGTB). "C'est la première fois que j'interviens pour remplacer un syndicaliste et que je suis d'accord avec lui", dixit Jean-Claude Daoust. Source
 
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