Recherche et innovation en Wallonie



En guise d'introduction, voici un lien vers l'article de l'encyclopédie Wikipédia à ce sujet. Pour en savoir plus :

Quelques exemples


En 2000, un jeune cryptographe wallon, Vincent Rijmen, a remporté avec Joan Daemen, un cryptographe flamand (Limbourg), le concours pour remplacer DES. Jusqu'en 1977, le standard officiel du gouvernement américain pour ses documents non classifiés était ce DES, un standard largement adopté par l'industrie. Dès janvier 1977, le NIST (National Institute of Standards and Technology) patronna une compétition cryptographique où des chercheurs du monde entier furent invités à soumettre des propositions pour un nouveau standard (dénommé AES). En novembre 2000, la proposition de Joan Daemen et de Vincent Rijmen fut retenue, c'est le standard "Rijndael" (composé avec les noms des deux auteurs, prononcez "Rayndal"), intitulé officiellement AES (Advanced Encryption Standard). Il devint un standard du gouvernement américain, publié sous le nom de Federal Information Processing Standard, FIPS. Étant donné l'ouverture de la compétition, des propriétés techniques de Rijndael et du fait que l'équipe gagnante était constituée de deux jeunes cryptographes belges (peu susceptibles d'avoir ménagé une entrée dérobée pour complaire à la NSA, la National Security Agency), on peut s'attendre à ce que l'algorithme Rijndael devienne le standard de cryptographie dominant pendant au moins une décennie. En juin 2003, le gouvernement américain (recommandations de la NSA) a en effet annoncé que : « L'architecture et la longueur de toutes les tailles de clés de l'algorithme AES (128, 192 et 256) sont suffisantes pour protéger des documents classifiés jusqu'au niveau "SECRET". »

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Une innovation récente qui « roule au soleil », le vélo solaire à Ans...

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Pleins phares sur I-Movix à Mons qui propose une innovation particulèrement impressionnante : son software et son serveur Sprint-Cam permettent la capture et le stockage en temps réel de ralentis extrêmes : la possibilité de capter sans délai entre 500 et 5000 images par… seconde ! Les applications de cette technique sont virtuellement sans limites : que ce soit dans le cinéma, la pub, le documentaire, mais aussi les retransmissions événementielles, la recherche médicale… Le système complet tient dans un seul flight case et pèse à peine 35 kilos, le replay est instantané. L’édition broadcast autorise des ralentis de 1000 images par seconde dans un ralenti implacable et d’une fluidité sans pareille. Une unité de recherches et développement est d'ores et déjà établie en collaboration avec le Nara Institute of Technology (Japon). C'est un projet soutenu par Wallimage.

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La société KitoZyme gagne le prix dans la catégorie spin-off. Cette entreprise de Herstal, près de Liège, qui fêtera son cinquième anniversaire en décembre prochain, est née de l'Université de Liège et a maîtrisé un processus de production de biopolymères végétaux d'origine fongique, respectueux de l'environnement et utilisables dans plusieurs applications à haute valeur ajoutée, tels que les systèmes d'administration de médicaments, les produits cosmétiques, l'aide à la lutte contre l'obésité ou le cholestérol ou encore la clarification du vin.

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Delta Services industriels (Dsi) emporte la palme de la jeune entreprise innovante. Située à Orcq, près de Tournai, et créée au printemps 2000, Dsi a mis au point des techniques de radiotraçages qui permettent d'optimaliser les moteurs à combustion interne, les lubrifiants et leurs additifs en analysant leur fonctionnement en temps réel. Cette mesure en continu permet aussi le suivi de la dégradation des systèmes de dépollution des gaz d'échappements. Les centres de recherches de grandes marques automobiles figurent parmi ses clients.

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Free Field Technologies est couronnée comme entreprise chevronnée alors qu'elle n'est guère plus âgée que ses deux colauréates, puisqu'elle a été fondée en 1998 à Louvain-la-Neuve. Son produit phare est un logiciel de simulation acoustique qui permet de reproduire les mécanismes complexes de génération et de propagation du bruit et des vibrations. Ce logiciel, baptisé Actran, est utilisé notamment dans l'industrie automobile et aéronautique - c'est ainsi qu'il a servi à optimiser le comportement de l'Airbus A380.

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La société Delphi Genetics (Charleroi) : produits innovants et des services originaux - gestion des brevets - dans le domaine des biotechnologies. Elle a développé une innovation unique au monde, Staby-Express, commercialisée sous formes d'une dizaine de kits de biologie moléculaire qui permettent notamment de produire par fermentation des protéines recombinantes d'une manière beaucoup plus efficace qu'avec les technologies existantes. L'ambition de la firme est de conquérir une place privilégiée sur le marché de production de protéines et d'ADN, en croissance soutenue.

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La société Nanocyl (Sambreville) : nanotubes de carbone, un matériau du futur qui présente des propriétés extraordinaires. Ils sont utilisés dans une large gamme d'applications: écrans plats, protection anti-feu, blindages balistiques, etc. La société, qui est le plus grand producteur européen de nanotubes d'une pureté élevée avec une production quotidienne de 15 kilos, cherche de nouveaux débouchés dans l'industrie chimique, dans le secteur de l'aérospatiale, de l'automobile et de l'électronique, entre autres. Plus d'informations sur cette page avec ce lien.

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La société Belrobotics (Genval) : tondeuse Bigmow qui est à la fois autonome, silencieuse et non-polluante et qui recharge ses batteries sans intervention humaine.

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La société Intelligent Software Company (Arquennes) : système de planification avancée qui s'est concrétisé par le progiciel Li3 commercialisé depuis 2003 après avoir été testé dans une douzaine de sociétés de différents secteurs. Construite sur des concepts novateurs et des algorithmes originaux, la suite Li3 permet aux gestionnaires de planifier, de gérer et de contrôler les ressources et les activités de leur entreprise, avec une véritable aide à la prise de décision. Le progiciel a déjà séduit Janssen Pharmaceutica, le groupe 4 Falck et les Aéroports de Paris.

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La société C.P. Bourg (Court-Saint-Etienne) : développement et fabrication de machines de finition pour l'imprimerie, particulièrement dans le secteur de l'automatisation du traitement du papier. Une de ses dernières innovations est une thermorelieuse de feuilles à dos carré qui permet la fabrication de livres de format et d'épaisseur variables à très haute cadence - plus de 500 exemplaires à l'heure - sans aucun réglage manuel préalable. Commercialisée depuis 2004, cette machine a déjà été vendue à 172 exemplaires dans le monde entier.

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MACtac Europe (Soignies) : auto-adhésifs destinés à l'imprimerie, la décoration, le marquage, la photo, l'imagerie numérique et diverses autres industries, comme l'ameublement, l'électronique et l'automobile. Entre autres innovations, la firme a développé des films autocollants spéciaux anti-graffiti destinés aux véhicules de transport public. Ce procédé permet d'éliminer les graffiti d'une manière économique et écologique, sans altérer la peinture originale des véhicules. Ce film spécial protège notamment 12 000 voitures des chemins de fers italiens et 30 rames du métro bruxellois.

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Connexion surpuissante. À compter de l'année prochaine et pour une durée de douze ans, Belnet fournira un accès Internet à très haut débit à dix-sept hautes écoles wallonnes et à la seule université de Wallonie qui ne disposait pas encore d'une connexion directe à Belnet, à savoir la Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux. Cet accès à Internet ultrarapide bénéficiera aux 36.000 élèves des hautes écoles et aux 5.000 étudiants de l'université de Gembloux. Leur accès Internet sera 500 fois plus rapide pour une facture annuelle de 5.000 euros. Pour arriver à une capacité d'un gigabit par seconde, les hautes écoles et l'université seront reliées directement et à très haut débit aux autres hautes écoles et universités belges et à des réseaux de recherches internationaux comme Géant2 en Europe et Internet2 aux États-Unis. Elles pourront plus facilement participer aux projets scientifiques et collaborer avec des universités, comme le prescrit la réforme de Bologne sur l'enseignement supérieur en Europe. De plus, l'Internet à 1 gigabit par seconde permet de nouvelles possibilités comme les application 3D, les visioconférences, l'e-Learning, l'e-Teaching, la téléphonie via Internet et le Grid Computing.

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Les biotechnologies : une part de l’avenir de la Wallonie

" Belgium is a significant biotechnology player in the EU and very dynamic when compared to other European countries. The majority of the companies are Belgian, however there are some partnerships with foreign companies. The U.S. pharmaceutical industry has a strong presence in Belgium. Twenty-one major U.S. pharmaceutical companies are active in Belgium, contributing 40 percent of sales and 60 percent of the employment in this sector in Belgium. " (Sources : US Department of Commerce) On s’étonne parfois que la Belgique et a fortiori la Wallonie – soit devenu un chef de file mondial en biotechnologie, notamment dans le secteur de la santé. On s’étonne davantage encore que la recherche belge en biotechnologie soit un véritable pôle d’excellence. Enfin, un observateur peu averti s’étonnera aussi de voir que TOUTES les
grandes entreprises américaines en biopharmaceutique se sont établies en Belgique et une grande part, en Wallonie, bien que les pays voisins n’en hébergent que très peu. Pourquoi ?

D’abord, un événement historique et, ensuite, un effet de leadership : c’est à Rixensart, petite commune de Wallonie, que Recherche et Industrie Thérapeutique est née, en 1945. Pionniers dans la mise au point d’antibiotiques et, en 1950, de vaccins, ils sont rachetés dans les années 70 par SmithKline Beecham, qui organise alors un pôle médicaments à Charleroi autour de Beecham et un pôle biologique à Rixensart appelé SB Biologicals. En 1986, première mondiale : SB Bio met au point le premier vaccin humain développé par les techniques de génie génétique : le vaccin recombinant contre l’hépatite B (Engerix-B). Aujourd’hui, SB Bio est devenu Glaxo SmithKline Biologicals, soit une des plus grandes unités de développement et de production de vaccins au monde. Elle occupe 4300 personnes autour de Rixensart, Wavre et Namur.

Chaque seconde, 35 doses de vaccins GSK Bio sont distribuées dans 160 pays du monde. C’est non seulement un succès mondial, mais aussi une contribution essentielle à la santé humaine. Les Wallons sont fiers de cette réussite extraordinaire. Le Canada importe chaque année pour 35 à 45 millions de $ de vaccins de Belgique provenant essentiellement de GSK Bio. M. Bellini, l’actuel président de Neurochem et l’ancien président de Biochem Pharma, affirmait que le développement du secteur biopharmaceutique à Montréal avait d’abord reposé sur l’existence d’un leader, Biochem Pharma. Les pouvoirs publics aiment bien les leaders, car ils ont un effet d’entraînement pour le développement d’un secteur déterminé. Ce fut le cas en Wallonie, non seulement avec GSK Bio, mais aussi avec UCB (Union chimique belge), installée à Braine L’Alleud (Waterloo), leader mondial avec les médicaments Zirtech et Keppra.

Il y a aussi la reconnaissance de la qualité de la recherche belge, couronnée par deux prix Nobel, et le fait que les industries de la santé ont toujours été bien supportées par l’état fédéral et, aujourd’hui, par les régions. Le Département du Commerce américain le reconnaît d’ailleurs en écrivant dans un récent rapport : « Both federal and local governments are strong supporters of biotechnology and biomedical applications as a source of knowledge-based employment and economic growth. They offer flexible and significant financial incentives, particularly for international developing activities and investing in Belgium. At the same time, other companies have improved their success rate with European and international funding agencies »

Ceci explique donc la présence de nombreuses entreprises américaines telles que Pfizer, Ely Lilly, Baxter, Dyax, Johnson&Johnson, Wyeth, Coulter Pharma, mais aussi MDS Nordion (Canada) et Ajinomoto (Japon). Six sociétés wallonnes de biotechnologie participeront prochainement à Biocontact, le symposium du partenariat pharmaceutique, à Québec, du 5 au 7 octobre. Elles feront une halte à Montréal pour rencontrer les équipes de chercheurs de l’IRB ainsi que celles de Sherbrooke (Québec). En outre, dans un autre secteur, celui des nouvelles technologies alimentaires et des bio-ingrédients, une dizaine d’entreprises wallonnes participeront, le 4 octobre prochain, à un séminaire organisé conjointement avec le Ministère de l’Agriculture du Québec, à l’Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels, pour lequel la biotechnologie joue un rôle prédominant. Les protéines du lait, les levures, les extraits de végétaux, les arômes et autres colorants naturels sont à la base de nouvelles technologies pour améliorer les qualités nutritionnelles des aliments et notre santé ! Là aussi, la Wallonie présente des réussites assez exceptionnelles.

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Filiale du groupe Solvay, Solvay Pharmaceuticals a conclu un contrat de cinq ans avec le département américain de la santé et des services sociaux, pour un montant de 298 millions de dollars, portant sur le développement d’un vaccin antigrippal produit sur culture cellulaire et la mise en place d’une installation de production du vaccin sur le marché américain. Les vaccins antigrippaux issus de la culture cellulaire peuvent jouer un rôle déterminant dans le cadre de la préparation du pays à la lutte contre une éventuelle pandémie et fournissent une solution de remplacement aux technologies existantes pour prévenir la grippe saisonnière. Les 50 ans d’expérience de Solvay Pharmaceuticals en matière de vaccin antigrippal et les 15 ans d’expérience de recherche et de développement dans le domaine des vaccins antigrippaux issus de la culture cellulaire ont permis à cette firme de se positionner comme le seul interlocuteur capable de répondre aux exigences de ce contrat. De fait, Solvay Pharmaceuticals a été le premier fournisseur de vaccin antigrippal dans le monde à recevoir l’aval d’une autorité réglementaire pour utiliser la technologie de la ligne cellulaire continue dans le cadre de la prévention antigrippale. Cette nouvelle technologie ajoute flexibilité et efficacité à la méthode de production actuelle privilégiant une ligne cellulaire continue aux oeufs de poule. Elle permet de mieux contrôler la qualité du produit et augmente le taux de réponse (capacité d’urgence) en cas de pandémie de grippe. Solvay s’active à répondre à des besoins médicaux minutieusement sélectionnés et non satisfaits dans les domaines thérapeutiques suivants : cardiométabolisme, neurosciences, vaccins antigrippaux, enzymes pancréatiques, gastro-entérologie et gynécologie/andrologie. Informations : http://solvay.com et http://www.solvaypharmaceuticals.com

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Les laboratoires de l'entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline Biologicals, situés dans le Brabant wallon à Rixensart, Wavre et Gembloux, développent actuellement deux vaccins « pandémiques » liés à la grippe aviaire. Le premier, à l'alun, est vide pour le moment mais il suffira d'y glisser la souche mutée du virus H5N1 si elle survient. Pour ce vaccin, l'entreprise était la première, en décembre dernier, à avoir déposé une demande d'enregistrement auprès des autorités européennes du médicament (EMEA).

Un vaccin, dont la firme GlaxoSmithKline Biologicals Belgique veut demander l'autorisation de mise sur le marché en Europe et qui protégerait les femmes durant une période pouvant aller jusqu'à quatre ans environ. Il s'agit des résultats d'une étude publiée très récemment par la revue médicale britannique The Lancet. Les papillomavirus humains HPV16 et HPV18, sexuellement transmissibles, seraient ensemble à l'origine de 70% des cancers du col de l'utérus qui, selon l'Organisation mondiale de la santé, provoquent environ 290.000 décès par an dans le monde. Plus de 500.000 nouveaux cas de ce cancer sont enregistrés chaque année, dont 80% dans les pays en développement, selon l'OMS.

98% des femmes ayant reçu trois doses de ce vaccin gardaient une concentration élevée d'anticorps contre les deux virus. Cette protection se prolongeait jusqu'à quatre ans environ (voire 51 à 53 mois pour quarante femmes) après l'administration de la dernière dose de vaccin. Le vaccin Cervarix protégerait non seulement contre les papillomavirus HPV16 et HPV18, mais également HPV45 et HPN31 qui jouent aussi un rôle important dans le cancer du col de l'utérus, selon les chercheurs dont certains sont des employés des laboratoires GSK. Ces résultats, concluent-ils, « ouvrent la voie à une adoption à grande échelle de la vaccination contre les HPV pour prévenir le cancer cervical ».

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La société Deltrian s’est vue décerner la certification Ford Q1, trophée qui met en exergue l’excellence de ses produits et services apportés au géant américain de l’automobile. Depuis plus de 30 ans, cette entreprise wallonne est spécialisée dans le domaine de la filtration d’air. Aujourd’hui, elle dispose d’un espace de 17 000 m2, soit une des plus importantes unités de production de filtres à air d’Europe. Sise sur la zone industrielle de Martinrou à Fleurus (Charleroi), elle emploie actuellement 107 personnes, est leader du marché Benelux, a doublé son chiffre d’affaires sur les cinq dernières années et ses clients s’appellent Ford, Volvo et Toyota. http://www.deltrian.com, http://clusters.wallonie.be

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Liège peut s’enorgueillir d'une longue tradition scientifique dans le domaine des sciences du vivant. Et celle-ci a déjà porté ses fruits puisque environ 1 000 chercheurs y travaillent dans le domaine des biotechnologies : une spin-off sur deux créée en Wallonie dans le domaine des biotechnologies est liégeoise, deux spin-off sur cinq créées à Liège le sont dans ce secteur tandis que d'anciennes spin-off sont à l'heure actuelle des entreprises employant jusqu'à 200 personnes. Mais comme l'a souligné le recteur Bernard Rentier, ce qui peut paraître évident aujourd'hui ne l'a pas toujours été. Et de rappeler que, voici 25 ans, lorsque le professeur Joseph Martial et lui-même prétendaient que les biotechnologies seraient un jour une industrie et qu'elles participeraient à la reconversion du bassin liégeois, beaucoup ont mis en doute cette vision.

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Un vitrage isolant, une porte de four électrique, un écran plat ou un phare de voiture: ces objets de la vie quotidienne appartiennent déjà à ce qu'il est convenu d'appeler la révolution nanotechnologique. Des entreprises wallonnes les ont présentés dans le cadre de Hainova. La Région wallonne accorde beaucoup d'importance au développement des nanotechnologies. Quatre entreprises implantées en région wallonne (Glaverbel, Nanoxid, Nanocyl et it4ip) ont des produits dans lesquels interviennent les nanotechnologies.

Verres multicouches

La plus connue et la plus importante de ces entreprises est Glaverbel, branche européenne de Asahi Glass Company, premier producteur mondial de verre plat. C'est dans l’usine de Moustier-sur-Sambre que la division verre de Glaverbel produit vingt-quatre heures sur vingt-quatre, avec ses quatre floats (ligne de production continue des matières premières au ruban de verre) et ses sept cent dix personnes, des feuilles de 6 m sur 3,21 m. Dans son secteur, l’usine de verre de Moustier- sur-Sambre est la plus grande du monde, avec une production de 2 500 tonnes de verre plat par jour et plus de deux cents camions. Souvent, ce verre sera ensuite transformé : double vitrage, verre feuilleté, miroirs… Il s'agit d'une entreprise-pilote en matière d’innovation du verre en ligne. Cela s'explique aisément car la région a hérité d'une longue tradition wallonne dans la fabrication du verre. C'est à Jumet que près de cent quarante personnes (ingénieurs civils, docteurs en sciences…) travaillent au centre de recherche et développement de Glaverbel pour améliorer et développer les produits de « demain », et réfléchir aussi à l’amélioration des procédés de fabrication.

Depuis plus de 15 ans, Glaverbel investit dans le développement des techniques de dépôt de couches nanométriques sur verre. C'est d'ailleurs une tâche essentielle de son centre de recherche de Jumet. « Chez Glaverbel, souligne Daniel Decroupet, coordinateur R&D, les nanotechnologies se pratiquent à grande échelle. Le dépôt de couches minces se fait en effet sur des verres de grande dimension, à raison de plusieurs dizaines de millions de m2 par an.» Les technologies utilisées à l'échelle industrielle permettent de déposer jusqu'à plus de 10 couches successives sur une même paroi de verre. Ces couches ont une épaisseur qui varie de 2 à 500 nm. Le but ? Isoler le plus possible, de toutes les manières possibles, ce qui permet d'allier efficacité énergétique et esthétique. Les architectes l'ont bien compris qui demandent des verres efficaces mais qui peuvent aussi participer à la beauté des immeubles qu'ils créent.

La première application du procédé est d'empêcher la chaleur émise par les radiateurs de sortir de la pièce. C'est la raison pour laquelle on applique une couche d'argent sur le verre. Mais si on se limite à cela, les vitres seraient autant de miroirs ! Tout l'art consiste donc à appliquer d'autres couches (d'oxydes métalliques divers: silicium, titane, zinc, etc.) ; elles jouent le rôle de filtres qui laissent passer les longueurs d'onde correspondant à la lumière visible, piégeant les autres.

Les bénéfices de ces vitrages superisolants sont connus : ils permettent une diminution de 60% des déperditions d'énergie, une suppression de la paroi froide le long des vitres et une économie de l'ordre de 30 litres de mazout par m2 de vitrage par rapport à une simple vitre. L'application inverse est également possible: diminuer jusqu'à 80% de la chaleur solaire entrante, tout en conservant à la vitre toutes ses qualités de transparence. De quoi abaisser fortement les coûts de conditionnement d'air. Cette fois encore, le jeu des différentes couches nanométriques permet de réfléchir les rayons UV et infrarouges mais de laisser pénétrer les rayons de la lumière visible. Bien entendu, les deux technologies sont combinables.

Pour atteindre les mêmes performances avec de simples vitres, il faudrait disposer de murs très épais pour pouvoir les accueillir toutes. Les bâtiments ne sont évidemment pas les seules applications possibles : parebrise de voitures, rétroviseurs, portes de fours ont également recours aux verres multicouches de Glaverbel.

Des couches minces hybrides

Avec Nanoxid, toute jeune entreprise créée voici deux ans dans l'orbite de l'Université catholique de Louvain par Damien Van Miegroet et Luc Langer, il s'agit d'appliquer des couches minces sur des matériaux. Mais ces couches sont une combinaison de substances organiques et inorganiques. Le point de départ est toujours le même : satisfaire une demande qui s'apparente parfois à la recherche du mouton à cinq pattes. Luc Langer : « Les clients veulent souvent combiner des propriétés différentes dans une seule couche: être à la fois dure et flexible, protecteur mais conserver l'aspect métallique, etc. » D'où le recours à des couches minces hybrides qui combinent les avantages des matériaux organiques et inorganiques.

Le point de départ de l'entreprise est un projet de recherche lancé par le fabricant d'électroménager Whirlpool. Celui-ci souhaitait en effet trouver une solution à un problème simple en apparence: les surfaces en titane et en inox se raient facilement et gardent les traces d'empreintes ; elles sont donc difficilement nettoyables. Dix-huit entreprises ont proposé leur solution ; celle de Nanoxid a été retenue. La couche mince unique qui est appliquée sur le métal combine en effet les propriétés des céramiques - comme la dureté - et celles des polymères tout en conservant à l'ensemble l'aspect métallique recherché. En outre, le revêtement de Nanoxid ne se raie que difficilement, est résistant aux UV et à la chaleur, ce qui est une garantie de stabilité du coloris. Pour l'heure, toutes les cuisines en titane de Bauknecht, une marque du groupe Whirlpool, et une partie des cuisines en inox de Whirlpool passent par Nanoxid !

La jeune entreprise ne s'arrête pas là puisqu'elle développe actuellement des surfaces super-réfléchissantes. Outre un accroissement du pouvoir réfléchissant, l'avantage de ce produit est d'utiliser comme base un métal bon marché car moins lisse qu'utilisé habituellement. Une des nanocouches appliquées est en effet une couche lissante.

Des nanotubes

L'entreprise de Sambreville Nanocyl n'a cessé de s'affirmer comme un des grands producteurs de nanotubes d'Europe. Sa capacité de production a atteint 5 tonnes par an. D'ici la fin de l'an prochain, elle devrait entrer dans sa phase industrielle avec une capacité d'une centaine de tonnes par an.

Les applications des nanotubes commencent en effet à se multiplier. Ainsi, si leur utilisation dans la fabrication des écrans plats, des câbles électriques, de senseurs, etc. est toujours d'actualité, on les retrouve aujourd'hui de plus en plus dans l'industrie automobile pour empêcher la formation de décharges électriques et d'étincelles. De même, ils confèrent à des fibres textiles des propriétés de résistance assez exceptionnelles (résistance aux balles par exemple).

Le professeur Roger Legras de l'Université catholique de Louvain est pour sa part un habitué de la fondation d'entreprises puisqu'il a participé à la création, en 1989, de Cyclopore, vendue en 1993 à l'américain Whatman. La technologie développée à l'époque par le professeur Legras et son équipe du laboratoire des Hauts polymères consiste à irradier un film polymère au moyen d'un faisceau d'ions lourds accélérés par un cyclotron. Ce qui permet de créer des pores cylindriques de diamètre parfaitement contrôlé (entre 0,1 et 10 microns) mais disposés aléatoirement. Les films ainsi produits sont toujours utilisés dans le domaine de la microfiltration par exemple.

On en est aujourd'hui à la seconde génération de ces membranes. Il est en effet parfaitement possible de contrôler la géométrie des pores (dont le diamètre ne dépasse pas cette fois 10 nm) et leur répartition, ce qui permet de créer des nanoréseaux. On peut également les remplir de métaux ou de polymères conducteurs et tout cela est possible avec de nouveaux types de polymères, bien plus résistants à la chaleur que ceux des générations précédentes. Cette technologie est unique et brevetée. Elle sera dorénavant commercialisée par une société qui vient d'être créée et est en train de s'installer dans l'incubateur Activalis de Seneffe: it4ip.

Les marchés sont extrêmement divers : l'industrie du transport (intégration de telles membranes dans des radars, dans les phares de voitures pour permettre l'évacuation de chaleur tout en empêchant les poussières d'y pénétrer), les télécommunications (dans les mini-écrans ou comme systèmes d'absorption de micro-ondes) et l'énergie (dans les piles à combustible). Mais un des secteurs les plus prometteurs est sans doute celui de la santé. it4ip a d'ailleurs déjà développé des membranes destinées à la détection de micro-organismes ou utilisées comme barrière de contrôle dans un senseur à glucose. C'est également cette technique qui permet de créer de véritables nanoréacteurs dans lesquels la membrane est déposée sur un circuit électrique. Chaque cavité devient alors un réacteur chimique permettant une analyse spécifique. C'est le principe de la «puce-labo». À partir d'une goutte de produit à analyser, par exemple du sang, plusieurs analyses sont réalisées sur la puce.

La nanopoudre

Lors de sa visite en 2004, le CRIF (www.crif.be) s’était aussi intéressé aux travaux du professeur Maher Boulos de l’Université de Sherbrooke qui sont au coeur d'importantes avancées dans les domaines de la technologie des plasmas thermiques, de la mécanique des fluides, de la dynamique des particules et du transfert de chaleur. Son Centre de recherche en technologie des plasmas (CRTP) est reconnu à l'échelle mondiale comme l'un des meilleurs centres de recherche en technologie des plasmas thermiques. Parmi ses réalisations majeures figure le développement du chalumeau à plasma inductif, un outil qui offre de grandes avenues prometteuses à l'industrie des revêtements, car elle permet la déposition de couches minces de haute qualité, protectrices et résistantes à l'usure et à l'érosion, et de nouvelles générations de barrières thermiques. Fondée en 1990 par Maher Boulos, Tekna Systèmes Plasma, à titre de première « spin-off » de l'Université de Sherbrooke, détient la licence mondiale exclusive pour la fabrication et la commercialisation des torches à plasma inductif avec tube de céramique.

Tekna Systèmes Plasma a ainsi développé et breveté un procédé de fabrication de poudres nanométriques d'oxyde de titane pour des utilisations commerciales de filtres ultraviolets dans des applications de cosmétiques et de revêtements. Ce sont ces types d’applications qui intéressaient le CRIF pour des applications industrielles nouvelles en Wallonie. Le CRIF a donc acquis de la société Tekna, une nouvelle ligne de production de nanopoudres par plasma inductif qui a coûté 800.000 euros et qui a nécessité la formation d’au moins une personne pendant 6 mois à Sherbrooke.

L’installation est maintenant opérationnelle à Liège depuis septembre 2005. Elle permet de définir avec précision l’intérêt des nanopoudres céramiques pour améliorer les propriétés de matériaux allant du verre au plastique. De la sorte, on espère, par l'addition de proportions très faibles de ces matériaux, un effet hors de proportion sur la résistance mécanique, à l'usure, à haute température. Des projets sont déjà en cours pour valider l'utilisation de carbure de silicium nanométrique dans des applications industrielles de l'outillage, du forage, et de l’aérospatiale. Ces projets s'intéressent non seulement à l'optimisation des matériaux, mais aussi à leur mise en oeuvre et à la conception des produits qui les utilisent afin d'en optimiser les performances. À ce niveau également un fort consortium industriel et de recherche s'est constitué dans le cadre du plan Marshal wallon pour maximiser l'exploitation de cette technologie et des matériaux produits en Wallonie.

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Combox, c'est le nom du nouveau logiciel d'ingénierie développé par Samtech pour l'ensemble des sites d'Airbus, dans le but d'automatiser et d'optimiser le dimensionnement des structures en matériaux composites de plus en plus omniprésentes dans les avions du constructeur européen. SamTech, le spécialiste européen en développement des solutions d'Ingénierie Assistée par Ordinateur, dont le centre de recherche et développement se situe à Liège, a récemment annoncé la conclusion d’un contrat avec Airbus pour la fourniture de la nouvelle solution métier d'ingénierie, Combox, dédiée à l'optimisation et au dimensionnement de structures aéronautiques caissonnées en matériaux composites.

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Le thixo-métal est au lingot ce qu’est le beurre frigo tartinable à un bloc de beurre de baratte. Une pâte malléable, à la fois liquide et solide, susceptible d’être moulée facilement. Un état intermédiaire qui permet de fabriquer des pièces légères et résistantes, à l’instar de ces coques en magnésium qui constituent l’enveloppe des portables, caméscopes et autres modems. La Wallonie se lance dans la technologie thixo et veut être la première à maîtriser cette rupture technologique en Europe. Une machine de la canadienne Husky (650 tonnes de force de fermeture) et qui a coûté 1.290.000 euros, a été installée en 2005 au pôle d’ingénierie des matériaux à Liège, au Sart-Tilman. Cet achat conséquent est supporté par les fonds européens et la Région wallonne. Ceci fait suite à la mission du Centre de recherche de l’industrie des fabrications métalliques (CRIF) à Montréal et Sherbrooke en 2004. Le laboratoire de l’École polytechnique de Montréal s’est aussi lancé dans cette technologie prometteuse et leur exemple a inspiré le pôle d’ingénierie des matériaux de Liège.

La technologie de la canadienne HUSKY est parfaitement mature, selon Umberto Baraldi, le responsable du pôle des matériaux avancés et directeur adjoint du CRIF. La technologie Husky sera donc utilisée dès cette année pour susciter le développement de nouvelles activités industrielles en région liégeoise et plus généralement en Région wallonne mais aussi désservir des clients potentiels en Europe.

La machine HUSKY utilise des granulés de magnésium qui, chauffés, constituent une pâte qui est injectée ensuite dans un moule, au moyen d’une presse de 650 tonnes. Sort alors une pièce métallique qui ne doit plus subir qu’une opération de sablage pour entrer dans l’assemblage d’un produit fini. Les initiés appellent cela du thixo moulage. Dans le cadre du plan Marshall wallon, une activité industrielle va se développer avec différents partenaires wallons, basée sur cette technologie qui
devrait servir aux secteurs automobiles et électrotechniques. Ces produits complexes et ultra-légers seront fabriqués dans un matériau plus performant et moins cher, mais de poids identique à ce que permet actuellement l’injection des matières plastiques.

Une seconde machine, achetée en Allemagne cette fois, chauffe des petits cylindres de thixoacier. Placés sur un moule, ils sont alors mis en forme par une presse. Le processus a été baptisé thixoformage. On n’est pas loin du forgeage sauf qu’avec la technologie thixo, la chauffe des matériaux est très délicate de même que la mise en oeuvre des moules. L’intérêt de cette technique est de se substituer à la fois au forgeage, plus laborieux et coûteux, et à la coulée d’acier, moins chère mais de moindre qualité dans des marchés potentiels essentiellement automobiles.

In fine, l’objectif est de pouvoir intéresser des entreprises à fabriquer leurs pièces au moyen de la technologie thixo. On pense à la FN, aux Forges de Zeebrugge ou à des entreprises du secteur automobile comme la canadienne Magna implantée en Wallonie. Il s’agit bien d’attirer des industriels en leur proposant des coûts de fabrication à la pièce moindres, de manière à pérenniser l’emploi.

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Premier imprimeur mondial, avec 132 imprimeries en activité, le groupe canadien Quebecor (32.000 travailleurs) vient de confirmer un investissement de 100 millions d'euros dans son unité de production belge en Wallonie. Il s'agit d'équiper Helio Charleroi de deux nouvelles rotatives de 4,32 mètres de large qui en feront le leader européen de l'héliogravure. Helio Charleroi est contrôlée à part égale par la multinationale canadienne Québecor World et la CNP, elle est située à Fleurus, à l’avenue... de Spirou. Seules deux machines de cette dimension sont actuellement en service dans le monde, tournant en Allemagne. Trois autres doivent être installées en Grande-Bretagne. Avec une capacité de 200.000 tonnes d'imprimés par an, le double de son seuil actuel, l'usine de Fleurus sera la plus importante du Vieux Continent. Spécialisé dans l'impression de magazines, catalogues et dépliants publicitaires, Helio Charleroi imprime des hebdomadaires belges et français à grande diffusion comme Téléstar, Télé Moustique, Ciné Télé Revue, Dag Allemaal, Blik, Humo ou Joepie. C'est de ses ateliers que sortent aussi la plupart des dépliants des publicitaires de grande distribution (Carrefour, Super GB, Cora, Brico...) « Nous travaillons pour des enseignes au Royaume-Uni et en France », indique le directeur de site Jean-Pierre Abels. « Des voyagistes confient à Helio l'impression de leurs catalogues. C'est aussi le cas des vépécistes comme Trois Suisses, Quelle. ». À noter, Europrinter, l'autre géante carolorégienne du secteur de l'imprimerie, est une entreprise franco-espagnole installée depuis 1993 sur l’Aéropole de Gosselies. Elle imprime chaque mois plus de 4,5 millions d’exemplaires d’une petite dizaine de quotidiens, dont le Corriere della Serra, El Mundo, The Times, USA Today, Metro ou le Daily Telegraph.

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NBIA, regroupant 900 dirigeants américains et européens d’incubateurs, est une association qui fait autorité en matière de démarrage d’entreprises à partir des formules avancées d’incubateurs. Fin 2005, l’incubateur liégeois Wallonia Space logistics (WSL) du Parc scientifique du Sart-Tilman, a reçu une reconnaissance à l’échelle internationale : la NBIA, National
Business Incubation Association, lui a décerné l’un de ses premiers Soft Landings, ou encore un « grand prix de l’atterrissage en douceur ». Sa mission étant de soutenir toute initiative qui relève des sciences de l’ingénieur, WSL est un incubateur qui contribue au maternage de nouvelles entreprises à haute technologie et au développement des industries spécialisées dans les métaux et les matériaux. Aujourd’hui, il a 24 jeunes entreprises en orbite et une dizaine de projets en gestation. De plus, WSL s’est imposé comme un maillon fort du réseau européen des incubateurs en aérospatial. Et, le directeur des membres de la NBIA, Tim Kresse, de préciser que, dans l’incubateur wallon, les entreprises venant de l’extérieur bénéficient plus que dans tous les autres incubateurs d’un vaste éventail de services, d’expertise, d’outils et de contacts, jusqu’à favoriser la transmission de valeurs culturelles, se soustraire à une surcharge de bureaucratie et autres difficultés.

Lors du 5ème anniversaire de WSL fut l’occasion de faire un magnifique bilan : les vingt PME qu’avait fait naître l’incubateur sont toujours en place et certaines prospèrent. Parmi celles-ci, dix sont issues de compétences dues aux systèmes pour l'espace (équipements de tests, logiciels de contrôle, instruments sur satellites): Lasea, Microméga, Optrion, KeyObs, Euro Heat Pipes, Inthertronica, Art & Book Technologies, Walopt, Lambda-X, M3Systems; dix autres ont des activités qui sont davantage liées aux sciences de l'ingénieur: Open Engineering, Occhio, Pepite, Convergix, Nomics, V2i, Deios, Growup, Coretec, Guardis.

Bilan de ces 5 ans : ces jeunes entreprises, actives dans le spatial, l'automobile, l'aéronautique et l'industrie, génèrent ensemble plus de 130 emplois pour un chiffre d'affaires qui atteint les 20 millions d'euros ! Et ce, pour des investissements qui ne dépassent pas les 4 millions d'euros. C'est dire si leurs produits et services sont à haute valeur ajoutée… WSL est le moteur d'ESInet, le réseau européen de 36 incubateurs qui a le soutien de la Commission européenne et de l’ESA. « Succès exemplaire en Europe, Wallonia Space Logistics a servi de modèle à l'Agence Spatiale Européenne pour créer à la fin de 2003 ESI (European Space Incubator), son incubateur à l’ESTEC de Noordwijk, aux Pays-Bas », reconnaissait Pierre Brisson, le chef du programme de transfert de technologie à l'ESA à l’issue des 5 ans du WSL. Le fait que des incubateurs rayonnent au-delà de leurs frontières est une preuve de maturité, a constaté le président et directeur général de la NBIA, Dinah Adhins. Wallonia Space Logistics (WSL) est l’un des deux incubateurs dans le monde, avec ATP Innovations (Australie), à se voir attribuer la référence de « International Soft Landings ».

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Clin d'oeil. Parti de Houyet (province de Namur) avec une formation de boucher-charcutier en 1951, Louis Daubois est devenu le leader des ciments, mortiers et bétons au Québec et au Canada. Au début des années 70, Louis Daubois se lance dans la fabrication de produits mélangés en sac à base de ciment ainsi que dans la distribution des sables utilisés dans l‘industrie des fonderies, du sablage au jet et de la filtration. « Le coup de génie fut le lancement de Bomix. Les pages d’or étaient à l’époque très consultées, et il fallait être au-dessus, dans les premières lignes. C’est-à-dire avant Cimex, notre principal concurrent. Ce fut la naissance de Bomix et on était appelé les premiers ».

Daubois Inc. est devenu un nom incontournable dans le béton, les mortiers, et les ciments de rénovation. 800 clients dans le secteur commercial et industriel. Les entrepreneurs et les consommateurs québécois qui font de la construction ou de la rénovation connaissent bien la gamme des produits BOMIX, réputés pour leur qualité et leur facilité d’utilisation. Daubois est aussi à l’avant-garde pour le développement de nouveaux produits comme le BETOMIX PLUS qui est un mélange à mortier pour la brique ou encore le lancement d’une gamme de mortiers précolorés. Daubois vend aussi des produits pour la restauration (Neostone et RESTOMIX). De nombreux vieux bâtiments de Montréal ont été restaurés avec les produits Daubois.

Vous vous sentez belge, québécois ou canadien ? Un Québécois c’est un Québécois. Il est né ici. Il pense comme ici. Mes enfants sont Québécois. Ils sont nés ici ; ils ont fait leur jeunesse et leur vie ici. Ils pensent tout à fait comme ici. Ils sont nés au Québec de parents belges mais c’est tout. Et ils aiment bien sûr redécouvrir le pays de leurs parents. Moi, c’est différent; je suis toujours belge dans l’âme. Et quel est votre hobby ? Faire de la charcuterie artisanale comme autrefois mais pour nos besoins personnels. Et puis, je m’intéresse à l’histoire de ma région d’origine.

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Salon de Bourget 2005

L’Agence wallonne à l’exportation, qui coordonne la présence belge, a attiré 59 exposants sur un stand de plus de 1000 m2. Le plus grand salon aéronautique du monde a donc ouvert ses portes le 13 juin accueillant une participation belge composée de 41 sociétés wallonnes, 16 sociétés flamandes et 1 société bruxelloise. D’autres grands exposants belges avaient leurs
propres plateaux d’exposition.

Succès pour Amos : en dehors de ces programmes aéronautiques, il y a aussi l’espace, et quelques PME de chez nous se sont illustrées par de nouveaux contrats. La société liégeoise AMOS (www.amos.be) a signé avec ALCATEL SPACE un contrat pour la fourniture d’équipements mécaniques et optiques de haute précision, nécessaires à la campagne de qualification au sol de la charge utile du nouvel oeil spatial français (PLEIADES). Les moyens mécaniques permettront le transport, l’intégration et le positionnement micrométrique du satellite dans son infrastructure de tests. Les instruments optiques assureront la validation et l’étalonnage des miroirs de l’instrument embarqué à bord du satellite. L’ensemble assurera, donc, que PLEAIDES est « bon pour le service » et qu’il donnera pleinement satisfaction lors de son fonctionnement dans l’espace. Conception, fabrication, assemblage et certification seront réalisés grâce au savoir-faire liégeois. PLEIADES, le nouveau programme d’observation de la terre du CNES (Agence Spatiale Française) est basé sur des satellites très compacts (1 tonne) à détection optique et radar. Son architecture et ses performances (agilité extrême, capacité de mémoire et de photographie poussée) visent à satisfaire à la fois des utilisateurs civils et militaires. Le lancement du premier satellite est programmé en 2008 et le second, en 2009.

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Alors que le gouvernement du Canada prévoit consacrer 46 millions de dollars de plus à la construction ou à l'agrandissement
de cinq usines d'éthanol en plus des 6 autres usines existantes et que le gouvernement du Québec subventionne aussi la construction d’une nouvelle usine de bioéthanol à partir de maïs à Varennes, en Belgique, ce sera à partir de la betterave sucrière. Si en 2007, la production canadienne atteindra 1,4 milliard de litres avec 11 usines, la production wallonne sera de 300 millions de litres. Le conseil d’administration du groupe allemand Südzucker auquel appartient la Raffinerie Tirlemontoise a avalisé le principe de la construction d’une usine de production de bioéthanol sur le site de la sucrerie de Wanze. A côté de la Raffinerie Tirlemontoise, plusieurs investisseurs seraient également associés au projet : la Fédération wallonne de l’agriculture, l’Association des producteurs de sucre belges, la Scam, la SRIW et la Société wallonne de gestion et de participation (Sogepa).

Le souhait est de mettre en place une véritable filière agroindustrielle. À terme, l’objectif est de produire 300 millions de litres d’éthanol en exploitant annuellement un millions de tonnes de betteraves et de céréales cultivées par les agriculteurs belges. Le site de Wanze présente d’évidents atouts logistiques en raison, d’une part, de la présence de la sucrerie et, d’autre part, de la proximité de la Meuse qui permettra de recourir au transport fluvial pour l’acheminement des matières premières nécessaires à la fabrication du biocarburant.

L'ajout d'éthanol à de l'essence permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) associées au secteur des transports. Tous les véhicules fonctionnant à l'essence construits depuis les années 1980 peuvent utiliser de l'essence qui contient jusqu'à 10 % d'éthanol, un mélange déjà disponible dans plus de 1 000 points de vente au détail du Canada. Ce sera aussi le cas en Belgique. Accroître la production d'éthanol offre aussi de nouvelles possibilités de croissance économique, surtout pour les collectivités rurales. Cela augmentera les occasions de diversifier les activités agricoles afin de créer de nouveaux marchés pour les produits agricoles au moment ou l’Union européenne veut davantage contingenter et réglementer la production de sucre.

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La société manageoise All Tag Security a reçu le prix à la "grande exportation". Elle fabrique et commercialise des étiquettes antivol. Cette société qui compte désormais 45 membres du personnel maîtrise 25% du commerce mondial et vise 50% du marché américain.

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Le 8 avril 2005, Bell Canada et Mopsys (Soignies) ont signé une entente de commercialisation qui, à moyen terme, générera plusieurs millions de dollars de chiffre d’affaires. Cette alliance stratégique fait de Mopsys le nouveau leader pan-canadien de la formation en ligne dans le secteur de la santé. Mopsys est issue de la Faculté de médecine de l’Université Catholique de Louvain La Neuve. Elle conçoit des outils pédagogiques informatisés de création de contenu dans le domaine de la santé. Après une rigoureuse analyse du marché, Bell Canada a donc choisi Mopsys comme partenaire car elle reconnaît à cette entreprise deux à trois ans d’avance technologique sur ses concurrents. Les clients de Bell-Mopsys sont les intervenants du secteur pharmaceutique (vente et production), des biotechnologies, les équipementiers médicaux et bien entendu du secteur public, comme par exemple les hôpitaux. Son alliance avec le premier opérateur technique de téléphonie au pays (Bell) fait d’elle la première PME wallonne exportatrice dans le domaine des technologies de l’information.

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Issu d'un projet réalisé dans le cadre de la Faculté polytechnique de Mons dès 1998, le synthétiseur vocal « Mbrola » - Multi Ban Resynthesis OverLapp Add technique - est devenu le fleuron de Babel Technologies. Il s'agit d'un programme informatique qui synthétise presque parfaitement la voix humaine, au départ d'un enregistrement initial. L'ordinateur peut dire - et même chanter - ce qu'on lui commande de dire. Et en plusieurs langues. Cette voix synthétique montoise inonde aujourd'hui le monde. Babel Technologies (Mons) s'est ensuite intégrée à Acapela Group, le premier groupe européen de reconnaissance de la parole après avoir fusionné avec Elan Speech à Toulouse et Infovox en Suède (l'équivalent de Belgacom).

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Encore et encore...




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