La Charte européenne de l'autonomie locale

Une prise en main à long terme des racines démocratiques
et de la nécessité de consulter la population


M. Van Cauwenberghe a salué le 22 février 2006 au Parlement wallon la ratification de la Charte européenne de l'autonomie locale par la Belgique. Il a ensuite posé la question au Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique de savoir comment le Gouvernement allait réaliser la mise en oeuvre de cette Charte chez nous :

« Cette charte européenne de l’autonomie locale, pour laquelle j’ai beaucoup plaidé et beaucoup travaillé, a eu sa signature ouverte en 1985. Nous n’avons pas été parmi les plus zélés, ni parmi les premiers à engager la procédure de ratification. Elle était en vigueur dès lors que 4 pays l’avaient signée. Maintenant, on en est à 41, et c’est fait pour la Belgique. 

Comment le Ministre des Affaires intérieures va vulgariser, auprès du monde local, cette charte qui entre dans notre droit interne ? Plus spécialement, quelles sont les conséquences que l’on peut en tirer en droit wallon ou en droit belge pour mieux garantir l’autonomie de nos communes ? (1) (...) Si c’est un texte qui a été adopté par 41 pays, s’il sert de référence en Europe centrale et orientale, où c’est beaucoup plus nécessaire, eux qui ont renoué avec la démocratie, qu’est-ce qu’on peut en faire chez nous, qu’est-ce qu’on peut en tirer comme bénéfice politique et que peuvent faire, avec ce nouvel instrument juridique, les pouvoirs dits subordonnés ? » (2)

Il termine son intervention sur une notion qui est, à vrai dire, la clé de son raisonnement à long terme :

« Je lui signale (au Ministre Courard) que le prochain combat et la prochaine étape, ce sera de faire la même chose au plan régional. C’est-à-dire de faire triompher la Charte européenne de l’autonomie régionale pour laquelle, évidemment, beaucoup de pays ont plus de réticence que sur le plan local, mais là aussi, au niveau du Conseil de l’Europe, un grand combat de principes est engagé. Évidemment, là, cela nous apporterait moins, parce que nous sommes un état fédéralement avancé, mais pour la cause du régionalisme, ce ne serait pas un outil peu intéressant. » (3)

Dans cette Charte, nous pouvons lire que :

« L'exercice des responsabilités publiques doit, de façon générale, incomber, de préférence, aux autorités les plus proches des citoyens. L'attribution d'une responsabilité à une autre autorité doit tenir compte de l'ampleur et de la nature de la tâche et des exigences d'efficacité et d'économie. » (article 4, paragraphe 1)

« Les collectivités locales doivent être consultées, autant qu'il est possible, en temps utile et de façon appropriée, au cours des processus de planification et de décision pour toutes les questions qui les concernent directement. » (article 4, paragraphe 6)

« Sans préjudice de dispositions plus générales créées par la loi, les collectivités locales doivent pouvoir définir elles-mêmes les structures administratives internes dont elles entendent se doter, en vue de les adapter à leurs besoins spécifiques et afin de permettre une gestion efficace. » (article 6, « Adéquation des structures et des moyens administratifs aux missions des collectivités locales », paragraphe 1)


Ce que M. Van Cauwenberghe ne souligne pas assez, c'est la nécessité pratique de la mise en oeuvre d'un mode de consultation indispensable, c'est explicite dans le rapport explicatif :

L'article 5 énonce un mode de consultation indispensable : « Si, dans la plupart des pays, il est considéré comme irréaliste de s'attendre à ce que la communauté locale ait un droit de veto à l'égard de telles modifications, sa consultation préalable, directe ou indirecte, est indispensable. Le référendum est, éventuellement, une procédure adéquate pour ce type de consultation, mais cette possibilité n'est pas prévue dans la législation d'un certain nombre de pays. Là où les dispositions législatives ne rendent pas obligatoire le recours au référendum, on peut prévoir d'autres modes de consultation. »

En effet, la Charte européenne de l'autonomie locale insiste trois fois sur ce levier démocratique essentiel :

Article 4, paragraphe 6

Les collectivités locales doivent être consultées , autant qu'il est possible, en temps utile et de façon appropriée, au cours des processus de planification et de décision pour toutes les questions qui les concernent directement.

Article 5

Pour toute modification des limites territoriales locales, les collectivités locales concernées doivent être consultées  préalablement, éventuellement par voie de référendum là où la loi le permet.

Article 9, paragraphe 6

Les collectivités locales doivent être consultées , d'une manière appropriée, sur les modalités de l'attribution à celles-ci des ressources redistribuées.


Donc, quand M. Van Cauwenberghe interroge le Ministre Courard sur l'application de cette Charte en Belgique, l'arrière-plan de cette question nous semble circonvenir l'ensemble des moyens pratiques qui devront être envisagés sérieusement, et principalement cette question : « Comment consulter la population ? » La procédure du référendum va forcément revenir sur la scène de l'actualité avec cette pression européenne. Il est grand temps de s'y mettre, car s'il y a bien un monopole en Belgique à dénoncer et à rompre, c'est bien celui des partis.

 
Télécharger le texte de la Charte ainsi que le rapport explicatif avec ce lien :
http://elections2006.wallonie.be/apps/spip/rubrique.php3?id_rubrique=7 (septième item)

En ligne :
• Charte :  http://conventions.coe.int/Treaty/FR/Treaties/Html/122.htm
• Rapport : http://conventions.coe.int/Treaty/FR/Reports/Html/122.htm




QUESTION DE M. VAN CAUWENBERGHE À
 M. COURARD, MINISTRE DES AFFAIRES INTÉRIEURES ET DE LA FONCTION PUBLIQUE,
SUR « LA CHARTE EUROPÉENNE DE L’AUTONOMIE LOCALE »



Source : http://nautilus.parlement-wallon.be/Archives/2005_2006/CRI/cri16.pdf (p. 30-31)
Parlement wallon - C.R.I. 16, p. 30-31 (2005-2006) - 22 février 2006


M. le Président. - L’ordre du jour appelle la question d’actualité de M. Van Cauwenberghe à M. Courard, Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique, sur « la charte européenne de l’autonomie locale ».

La parole est à M. Van Cauwenberghe pour poser sa question.

M. Van Cauwenberghe (PS). - Monsieur le Président, Messieurs les Ministres, je voudrais attirer l’attention sur un événement qui est passé un peu inaperçu dans notre pays : la ratification, par le Parlement flamand, de la Charte européenne de l’autonomie locale. Cela achevait la procédure de ratification par les 7 entités fédérales et fédérées, ce qui permettait finalement la ratification de cette charte fondamentale pour les droits locaux, pour la subsidiarité, pour le socle de base de la démocratie que représentent nos villes et communes.

Cette charte européenne de l’autonomie locale, pour laquelle j’ai beaucoup plaidé et beaucoup travaillé, a eu sa signature ouverte en 1985. Nous n’avons pas été parmi les plus zélés, ni parmi les premiers à engager la procédure de ratification. Elle était en vigueur dès lors que 4 pays l’avaient signée. Maintenant, on en est à 41, et c’est fait pour la Belgique.

Comment le Ministre des Affaires intérieures va vulgariser, auprès du monde local, cette charte qui entre dans notre droit interne ?

Plus spécialement, quelles sont les conséquences que l’on peut en tirer en droit wallon ou en droit belge pour mieux garantir l’autonomie de nos communes?

Dès lors, je voudrais entendre de la bouche du Ministre, si toute velléité tatillonne de la tutelle, par hypothèse, toute volonté de créer un système de tutelle d’opportunité qui serait contraire à l’article 8, § 2, de la charte, va finalement renforcer la capacité des provinces, des communes, des intercommunales à réagir, non pas contre le Ministre actuel des Affaires intérieures, qui est excellent et qui est très proche des pouvoirs locaux, mais contre un autre éventuellement qui, pris par une volonté autoritaire, voudrait brimer les communes. Il y a même d’autres articles qui prévoient qu’il faut donner les moyens substantiels nécessaires pour assurer le bon fonctionnement local ?

Si c’est un texte qui a été adopté par 41 pays, s’il sert de référence en Europe centrale et orientale, où c’est beaucoup plus nécessaire, eux qui ont renoué avec la démocratie, qu’est-ce qu’on peut en faire chez nous, qu’est-ce qu’on peut en tirer comme bénéfice politique et que peuvent faire, avec ce nouvel instrument juridique, les pouvoirs dits subordonnés ?

M. le Président. - La parole est à M. le Ministre Courard.

M. Courard, Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique. - Monsieur le Président, chers Collègues, effectivement, c’est une bonne nouvelle, c’est une grande nouvelle. Même si, comme vous l’avez indiqué, ce n’est pas connu. Ce n’est quand même pas tous les jours qu’on ratifie une convention aussi importante pour les pouvoirs subordonnés, pour les pouvoirs locaux. Ce n’est pas une contrainte de loi qui y figure, mais bien des principes et des valeurs qui nous sont chères et qui vous sont chères. Je ne vais pas les rappeler puisque, comme vous l’avez indiqué, à juste titre, vous êtes un des artisans de la première heure de tout ce fondement, de toutes ces chartes. Vous y avez beaucoup travaillé et fait beaucoup de rencontres. Vraiment, je tiens à souligner cet effort magnifique qui a été fait et qui va dans le bon sens. C’est quelque part aussi un peu une récompense pour tout cet investissement consenti.

Cette charte, bien sûr, il faut pouvoir la faire vivre et la faire connaître. Nous l’avons signée avec quelques restrictions, quelques réserves, mais je dois quand même être rassurant et dire que ces réserves sont peu importantes au niveau de la Wallonie. Il y a la réserve financière à laquelle on doit donner des recettes, de manière non spécifique, mais générale. Il y a aussi, bien entendu, le rapport entre l’Exécutif et le Législatif. Je crois que la réforme de la Démocratie locale va tout à fait dans ce sens, puisqu’on va permettre au Législatif de mettre fin au contrat d’un Exécutif ou de l’ensemble de l’Exécutif, avec notamment la motion de méfiance constructive. Là encore, on rencontre quelque chose qui était souhaité.

En ce qui concerne l’exercice de tutelle que vous avez évoqué, sachez qu’en ce qui me concerne, je ne souhaite pas qu’elle soit étendue, que du contraire. Je suis aussi opposé à cette tutelle d’opportunité. C’est l’autonomie qui doit primer avec une tutelle qui est nécessaire dans certains cas particuliers et puis, bien entendu, pour mesurer le respect dont on doit faire preuve à l’égard d’autres textes, d’autres règlements ou de la Constitution. On doit évidemment le maintenir mais, pour ce qui est du reste, vous pourrez vous en apercevoir, elle a été allégée en 1999 et elle continuera à l’être. Cela va dans le sens de l’histoire, cela correspond tout à fait à cette volonté exprimée dans la Charte, de laisser cette autonomie aux communes.

Le dernier volet est consacré à l’information. Dans le prochain document qui sera adressé, comme vous le savez, à l’ensemble des mandataires, nous prendrons le temps de bien expliquer ce qu’est cette charte. Nous entrerons dans le détail des articles qui lacomposent.

M. le Président. - La parole est à M. Van Cauwenberghe.

M. Van Cauwenberghe (PS). - Je remercie le ministre pour ses propos. Je suis heureux qu’il mesure l’importance de cet instrument juridique international et l’ouverture qu’il donnera demain ou après demain à toute autorité locale, provinciale, intercommunale ou autres pour pouvoir défendre des principes qui nous sont chers : l’autonomie communale, la subsidiarité, la proportionnalité des moyens indispensables au bon fonctionnement de nos institutions de base.

Je lui signale que le prochain combat et la prochaine étape, ce sera de faire la même chose au plan régional. C’est-à-dire de faire triompher la Charte européenne de l’autonomie régionale pour laquelle, évidemment, beaucoup de pays ont plus de réticence que sur le plan local, mais là aussi, au niveau du Conseil de l’Europe, un grand combat de principes est engagé. Évidemment, là, cela nous apporterait moins, parce que nous sommes un état fédéralement avancé, mais pour la cause du régionalisme, ce ne serait pas un outil peu intéressant.




COMMENTAIRES EXTRAITS DU RAPPORT EXPLICATIF


L'objectif de la Charte européenne de l'autonomie locale (Strasbourg, 15 octobre 1985) consiste à compenser le manque de normes européennes communes pour mesurer et protéger les droits des collectivités locales, qui sont les plus proches du citoyen et lui donnent la possibilité de participer effectivement à la prise des décisions qui concernent son environnement quotidien.

La Charte incarne même l'idée que le degré d'autonomie dont jouissent les collectivités locales peut être considéré comme la pierre d'achoppement d'une démocratie véritable.

La Charte européenne de l'autonomie locale est le premier instrument juridique multilatéral qui définit et protège les principes de l'autonomie locale, un des piliers de la démocratie que le Conseil de l'Europe a pour mission de défendre et de développer.

Le préambule énonce les principes fondamentaux sur lesquels repose la Charte. Ces principes sont, essentiellement :

- la contribution vitale de l'autonomie locale à la démocratie, à une administration efficace et à la décentralisation du pouvoir ;
- le rôle important des collectivités locales dans la construction de l'Europe ;
- la nécessité pour les collectivités locales d'avoir un statut démocratique et de bénéficier d'une large autonomie.

La présente Charte n'affecte en aucune manière, en ce qui concerne les États fédéraux, la répartition des compétences entre l'État fédéral et les États fédérés. La Charte définit "autonomie" de cette manière : « Par autonomie locale, on entend le droit et la capacité effective pour les collectivités locales de régler et de gérer, dans le cadre de la loi, sous leur propre responsabilité et au profit de leurs populations, une part importante des affaires publiques. » (article 3, alinéa 1)

Le paragraphe 1 introduit la notion de « capacité effective », c'est-à-dire que le droit formel de régler et de gérer certaines affaires publiques doit s'accompagner des moyens de l'exercer effectivement. L'inclusion du membre de phrase « dans le cadre de la loi » reconnaît le fait que ce droit et cette capacité peuvent être définis de plus près par le législateur. « Sous leur propre responsabilité » souligne que les collectivités locales ne doivent pas être confinées dans le rôle de simples agents des autorités supérieures.

L'intention de la Charte est que les collectivités locales aient une vaste gamme de responsabilités de nature à être exercées au niveau local. La définition de ces responsabilités fait l'objet de l'article 4 qui prescrit les principes généraux sur lesquels doivent reposer les compétences des collectivités locales et la nature de leurs pouvoirs.

Dans cet article 4, nous pouvons lire les points suivants :

1. Étant donné que la nature des compétences des collectivités locales est fondamentale pour la réalité de l'autonomie locale, il est de l'intérêt de la clarté et de la sécurité du droit que les compétences de base ne leur soient pas attribuées de manière ad hoc , mais qu'elles soient suffisamment ancrées dans la législation. Les compétences doivent normalement être attribuées par la Constitution ou par une loi.

2. Outre les compétences attribuées par la législation à des niveaux spécifiques d'autorité, d'autres besoins ou possibilités d'action des pouvoirs publics peuvent se présenter. Lorsque de tels domaines ont des incidences sur le niveau local et ne sont pas exclus de la compétence générale qui existe dans la plupart des pays membres, il est important pour les collectivités locales, conçues comme entités politiques agissant de plein droit pour promouvoir le bien-être général de la population, qu'elles aient le droit d'exercer leur initiative dans ces domaines.

3. Le paragraphe 3 exprime le principe général que l'exercice des responsabilités publiques doit être décentralisé. Ce principe a été affirmé à plusieurs occasions dans le contexte du Conseil de l'Europe, et notamment dans les conclusions de la Conférence des ministres européens responsables des Collectivités locales tenue à Lisbonne en 1977. Ce principe implique que, sauf si l'ampleur ou la nature de la tâche est telle qu'elle exige d'être remplie dans une entité territoriale plus vaste, et en l'absence de considérations impératives d'efficacité ou d'économie, les tâches doivent normalement être confiées à l'échelon le plus local des collectivités territoriales. Cette clause n'implique toutefois pas la nécessité de décentraliser systématiquement les fonctions à celles des collectivités locales qui, du fait de leur nature et de leur taille, ne peuvent se charger que de missions limitées.

L'article 8 traite du contrôle des activités des collectivités locales par les autorités d'autres niveaux.

Le paragraphe 2 affirme que « Le contrôle doit normalement se limiter à la question de la légalité des actes des collectivités locales et non de leur opportunité. » Son paragraphe 3 tire son inspiration du principe de « proportionnalité », selon lequel l'autorité de tutelle dans l'exercice de ses prérogatives est tenue de recourir à la méthode qui empiète le moins sur l'autonomie locale tout en permettant de parvenir au résultat désiré. L'accès aux recours juridictionnels contre l'exercice abusif de la tutelle et des contrôles est couvert par l'article 11.

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Note :

Communiqué du 14 Septembre 2000


Projets de décret portant assentiment à la Charte européenne de l’Autonomie locale, faite à Strasbourg, le 15 octobre 1985. Seconde lecture.
Sur proposition du Ministre-Président Jean-Claude Van Cauwenberghe, le Gouvernement wallon a adopté en seconde lecture les projets de décret portant assentiment à la Charte européenne de l’autonomie locale.

Ces projets de décret seront prochainement soumis au Parlement wallon pour ratification.

Initiée au sein du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux du Conseil de l’Europe où Jean-Claude Van Cauwenberghe a siégé comme Vice-Président entre 1996 et 2000 et où il préside aujourd’hui la Commission institutionnelle, la Charte européenne de l’autonomie locale a été adoptée par le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe en 1985 et est entrée en vigueur en 1988.

Instrument juridique international contraignant pour les pays qui l’ont ratifiée, la Charte impose aux parties l’application de règles garantissant l’indépendance politique, administrative et financière des collectivités locales.

Ces règles permettent donc de garantir le respect des droits fondamentaux des collectivités locales (protection de leurs compétences, droit de disposer des ressources financières nécessaires à l’exercice de leurs attributions, droit de coopérer entre elles, droit d’ester en justice pour défendre leurs intérêts…) et sont considérées comme le socle européen de l’autonomie locale.

La Belgique fait partie des derniers Etats à n’avoir pas encore ratifié la Charte européenne de l’autonomie locale. En effet, sur les 41 Etats-membres, que compte le Conseil de l’Europe, seuls 7 sont encore en défaut de ratification.

Le Gouvernement wallon a toujours défendu la ratification de cette Charte par la Belgique et regretté les multiples tergiversations à la base de ce retard.

Gageons que près de 15 ans après son adoption, cette Charte pourra prochainement être d’application dans notre pays.

Contact : Marie-Eve Van Laethem, attachée de presse du Ministre-Président Van Cauwenberghe

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