Voici
trois extraits d'articles (archivés sur le site du journal
Le Soir) en date du
29 septembre 2003 consacrés au sondage des Wallons à propos de la
Communauté française de Belgique. En vérité, bien que le sondage montre
le rejet de la Communauté française de Belgique, ces articles cherchent
à camoufler le résultat du sondage au cours d'un travail de réécriture
de la réalité wallonne.
Premier article : il y a une majorité de Wallons qui
rejettent la Communauté française de Belgique
Mieux travailler avec les Régions
C.L.
Edition du 27/09/2003 | page 3
Même si
une majorité de Wallons veut supprimer la Communauté, les politiques
entendent maintenir les équilibres actuels. Commentaires sur le sondage
du « Soir » publié vendredi.
source
Deuxième
article : les sondés rejettent la
Communauté française, mais c'est déjà moins clair, le travail de
réécriture a commencé en utilisant une surcharge de questions
collatérales. Remarquez la longueur plus grande de ce texte disponible
dans les archives gratuites du journal, par rapport aux autres articles
où l'on a droit à quelques lignes, la thèse
pro-communautaire peut compter ici sur la présence de trois paragraphes
remplis d'accents lyriques francophones belges... (non repris ici)
Francophones ... de
Belgique
D'ARTOIS
Le Soir : édition du 27/09/2003
| page 1
Francophones ? Non, Belges, ont répondu
massivement les… francophones sondés par notre journal ce vendredi.
C'est donc clair : pour une majorité d'entre nous, l'identité première
reste toujours cette bonne vieille belgitude.
Faut-il
pour autant oublier notre label francophone ? Le juger illégitime parce
que les sondés préféreraient démanteler sa représentation
institutionnelle, la Communauté française ? Ou ostraciser celle-ci
parce qu'elle serait exclusive : être francophone serait ne pas être
Flamand, ou Français, ni tout-à-fait Bruxellois ou Wallon ?
source
Troisième
article , "on tranche" le débat à la manière
"francophone", c'est-à-dire le journaliste minimise la portée
du sondage puis impose une vision selon laquelle les Wallons n'ont rien
à dire, car les politiques et les médias savent ce qui est
"pertinent"...
« Le débat a déjà été tranché »
Propos recueillis par
DOMINIQUE BERNS
Edition du 27/09/2003 | page 11
Christian
Franck Professeur à l'Institut d'Etudes Européennes de l'UCL Alors que
l'on fête la Communauté française, le sondage publié vendredi dans « Le
Soir » valide partiellement la thèse – jugée pourtant non pertinente
par la plupart des hommes politiques et des médias – des signataires du
Manifeste wallon, selon laquelle la Région wallonne devrait reprendre
l'essentiel des compétences communautaires.
source
En conclusion, on sonde les gens pour leur
demander leur avis, mais on n'en tient pas compte finalement et on leur
sert une salade de mots qu'ils refusent d'entendre parce que c'est leur
choix.